Le Kenya partagé entre le deuil et l’inquiétude après l'attaque du Westgate

Le Kenya reste sous la menace des islamistes shebabs. L'un de leurs chefs lance cet avertissement : l'attaque du centre commercial qui s'est terminée dans le sang est un message à tous ceux qui ont soutenu l'invasion kényane en Somalie. Le bâtiment du Westgate à Nairobi est lui toujours interdit à la presse et les habitants suivent de près le déblayage des lieux.



Le Kenya a commencé à enterrer les victimes de l’attaque du Westgate Mall, à Nairobi, le 25 septembre 2013. REUTERS/Siegfried Modola
Le trafic a été rouvert, ce jeudi matin, devant le centre. Les Kényans défilent pour venir voir ce qui se passe. Le « mall » est toujours fermé, entouré d’un périmètre de sécurité. A l’intérieur, les équipes continuent leurs recherches.

Mercredi soir, des experts américains, britanniques, allemands et canadiens se sont joints aux opérations. Ils cherchent des corps - 70 personnes sont toujours portées disparues - et également des indices permettant d’identifier le commando.

De nouvelles menaces

Le leader des islamistes somaliens, Ahmed Abdi Godane, a de nouveau revendiqué cet assaut, menaçant le Kenya d’autres attaques si le pays ne se retire pas de la Somalie. Ce jeudi matin, il y a un réel sentiment d’inquiétude. Dans la foule des badauds, certains sont venus de loin. Un monsieur a même fait près de 150 kilomètres pour voir ce qui se passait, déclarant que partout dans le pays, les gens sont inquiets de cette montée du terrorisme.

REACTION : Dans les commerces, un sentiment d'insécurité s'installe

A moins de 400 mètres du centre commercial de Westgate, se trouve un autre centre : le Sarit Center. Même taille avec ses quatre étages, un cinéma, un supermarché et une centaine de magasins. Le centre est ouvert, la sécurité y a été renforcée. On y voit quelques militaires qui patrouillent. Et les clients sont rares...



Dépéche

Jeudi 26 Septembre 2013 11:44


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