Le M23 : la future équation de la 12éme législature

La célébration du 1er anniversaire de la journée du 23 juin 2011, qui a donné lieu au mythique mouvement du M23 qui symbolise le véto populaire du peuple sénégalais face à l’ambition d’un pouvoir et son chef, a coïncidé ce week-end avec la fin de la deuxième semaine de campagne pour les législative de 2012.



        Le débat autour  de l’évènement a le mérite au moins de rappeler à tous ces hommes et femmes qui aspirent à légiférer pour les 12 millions de Sénégalais, que personne, ni une quelconque institution, n’a un pouvoir absolu dans ce pays.

Ainsi tous qui seront élus, désignés ou nommés, au-delà de des pouvoirs de leurs  supérieurs hiérarchiques, ils doivent comprendre qu’il existe un autre pouvoir suprême de contrôle et de sanction qui plane en permanence sur leurs têtes. Il s’agit en effet d’un pouvoir symbolisé par une société civile et une jeunesse libérées à jamais du complexe de l’ignorance de leurs droits et obligations en tant que piliers d’une démocratie en construction.

Et ce nouveau pouvoir acquis et contrôlé par le peuple depuis le 23juin 2011, s’impose comme une donne incontournable dans la gestion des affaires de l’Etat et de la nation  mais que les futurs honorables députés semblent encore ignorer.
A les écouter battre campagne on a comme l’impression qu’ils se trompent même d’époques. Ils parlent comme s’ils étaient en face d’une société qui est toujours restée otage  des promesses mirobolantes qui n’engagent d’ailleurs que leurs auteurs.  Or, depuis le 23 juin 2011, ce peuple qui a faim, qui a soif et qui est sans emploi, ni formation… a totalement démystifié tous ces porteurs de belles paroles non accompagnées d’actes concrets. Mais ce qui importe désormais pour ce peuple c’est de « faire ce qu’on dit et de dire ce qu’on fait».

Le M23 ayant permis l’avènement d’un citoyen de type nouveau au prix du sang et des larmes exige sans le dire, l’élection également d’un député de type nouveau. Quelqu’un qui vit les réalités du peuple, se concerte avec ses mandants et défend en connaissance de cause leurs droits et  aspirations.
 
Sudonline (5 mn chrono)

Mamadou Sakhir Ndiaye

Lundi 25 Juin 2012 11:04


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