Les propos d'Arona Coumba Ndoffène Diouf, selon lesquels « aucun Président ne peut développer ce pays en cinq ans », appellent une précision essentielle. En réalité, personne ne demande à un Président de « développer » un pays en un seul mandat, qu'il soit de cinq ou de sept ans. Le développement est, par nature, un processus continu qui s'inscrit dans le temps long.
En revanche, il est tout à fait possible, en cinq ans, de jeter les bases solides d'un développement durable, à condition de disposer d'une vision claire, d'un leadership inspirant et de politiques publiques cohérentes.
L'histoire économique regorge d'exemples de pays qui ont amorcé leur transformation grâce à des réformes structurantes mises en œuvre dès les premières années d'un mandat. Ce qui compte n'est pas tant la durée du pouvoir que la capacité à engager des politiques efficaces, pragmatiques et suffisamment robustes pour être poursuivies par les gouvernements successifs.
Le véritable chantier du développement est avant tout celui de l'éducation. Un pays qui investit massivement dans son capital humain construit les fondations de sa prospérité future. Le Sénégal doit former une masse critique de jeunes et de femmes dotés de compétences de haut niveau, orientées vers les secteurs stratégiques de notre économie : l'agriculture moderne, l'industrialisation, la transformation des matières premières, les technologies, les sciences et l'innovation.
Le développement ne se résume pas à la construction d'infrastructures. Il consiste surtout à bâtir des capacités humaines capables de créer de la richesse, d'innover et de soutenir durablement la compétitivité nationale.
Le débat ne porte donc pas sur cinq ou sept ans. Il porte sur la qualité des choix stratégiques, sur la cohérence des politiques publiques et sur la capacité du leadership politique à fédérer les citoyens autour d'un projet national. Un Président qui définit une trajectoire claire, renforce les institutions, améliore la gouvernance, investit dans l'éducation et crée un environnement favorable à l'investissement aura déjà profondément transformé les perspectives du pays, même si les résultats les plus visibles apparaîtront plusieurs années plus tard.
À l'inverse, prolonger la durée d'un mandat ne garantit en rien le développement. Sans vision, sans méthode et sans gouvernance efficace, sept années peuvent être tout aussi insuffisantes que cinq.
C'est pourquoi rouvrir le débat sur la durée du mandat présidentiel à mi-parcours apparaît aujourd'hui comme une véritable hérésie politique et une perte de temps. Le Sénégal est confronté à des défis bien plus urgents : l'emploi des jeunes, la transformation économique, la souveraineté alimentaire, l'amélioration du système éducatif, la compétitivité industrielle et la consolidation de nos institutions.
L'énergie nationale doit être consacrée à la mise en œuvre de réformes structurantes plutôt qu'à des débats institutionnels qui risquent de détourner l'attention des véritables priorités. Les Sénégalais attendent des résultats, non des discussions sur le temps dont disposent les dirigeants pour les produire.
Le développement est une œuvre collective et intergénérationnelle. Chaque mandat doit constituer une étape supplémentaire dans la construction du pays. La responsabilité d'un Président n'est pas d'achever le développement en cinq ans, mais de poser des fondations suffisamment solides pour que la Nation poursuive sa marche vers la prospérité, quel que soit celui qui lui succédera.
Le véritable héritage d'un chef d'État ne se mesure donc ni en cinq ni en sept années, mais à la force des institutions qu'il laisse, à la qualité du capital humain qu'il a contribué à former et à la trajectoire durable qu'il aura imprimée au pays.
Cheikhou Oumar sy
Président de l’OSIDEA
Ancien Député
En revanche, il est tout à fait possible, en cinq ans, de jeter les bases solides d'un développement durable, à condition de disposer d'une vision claire, d'un leadership inspirant et de politiques publiques cohérentes.
L'histoire économique regorge d'exemples de pays qui ont amorcé leur transformation grâce à des réformes structurantes mises en œuvre dès les premières années d'un mandat. Ce qui compte n'est pas tant la durée du pouvoir que la capacité à engager des politiques efficaces, pragmatiques et suffisamment robustes pour être poursuivies par les gouvernements successifs.
Le véritable chantier du développement est avant tout celui de l'éducation. Un pays qui investit massivement dans son capital humain construit les fondations de sa prospérité future. Le Sénégal doit former une masse critique de jeunes et de femmes dotés de compétences de haut niveau, orientées vers les secteurs stratégiques de notre économie : l'agriculture moderne, l'industrialisation, la transformation des matières premières, les technologies, les sciences et l'innovation.
Le développement ne se résume pas à la construction d'infrastructures. Il consiste surtout à bâtir des capacités humaines capables de créer de la richesse, d'innover et de soutenir durablement la compétitivité nationale.
Le débat ne porte donc pas sur cinq ou sept ans. Il porte sur la qualité des choix stratégiques, sur la cohérence des politiques publiques et sur la capacité du leadership politique à fédérer les citoyens autour d'un projet national. Un Président qui définit une trajectoire claire, renforce les institutions, améliore la gouvernance, investit dans l'éducation et crée un environnement favorable à l'investissement aura déjà profondément transformé les perspectives du pays, même si les résultats les plus visibles apparaîtront plusieurs années plus tard.
À l'inverse, prolonger la durée d'un mandat ne garantit en rien le développement. Sans vision, sans méthode et sans gouvernance efficace, sept années peuvent être tout aussi insuffisantes que cinq.
C'est pourquoi rouvrir le débat sur la durée du mandat présidentiel à mi-parcours apparaît aujourd'hui comme une véritable hérésie politique et une perte de temps. Le Sénégal est confronté à des défis bien plus urgents : l'emploi des jeunes, la transformation économique, la souveraineté alimentaire, l'amélioration du système éducatif, la compétitivité industrielle et la consolidation de nos institutions.
L'énergie nationale doit être consacrée à la mise en œuvre de réformes structurantes plutôt qu'à des débats institutionnels qui risquent de détourner l'attention des véritables priorités. Les Sénégalais attendent des résultats, non des discussions sur le temps dont disposent les dirigeants pour les produire.
Le développement est une œuvre collective et intergénérationnelle. Chaque mandat doit constituer une étape supplémentaire dans la construction du pays. La responsabilité d'un Président n'est pas d'achever le développement en cinq ans, mais de poser des fondations suffisamment solides pour que la Nation poursuive sa marche vers la prospérité, quel que soit celui qui lui succédera.
Le véritable héritage d'un chef d'État ne se mesure donc ni en cinq ni en sept années, mais à la force des institutions qu'il laisse, à la qualité du capital humain qu'il a contribué à former et à la trajectoire durable qu'il aura imprimée au pays.
Cheikhou Oumar sy
Président de l’OSIDEA
Ancien Député