Volker Perthes était attendu devant le Conseil de sécurité mercredi pour y présenter son rapport sur la situation au Soudan. Mais à la dernière minute, sa participation a été annulée. Linda Thomas, l’ambassadrice de Washington à l’ONU, accuse les autorités soudanaises d’en être à l’origine. Elle dénonce une volonté de censure et des menaces proférées, selon elle, par Khartoum contre la mission des Nations unies au Soudan et son représentant.
« Nous savons désormais que le gouvernement soudanais avait menacé de mettre un terme à la mission de l'ONU au Soudan si le représentant de cette mission participait à cette réunion. C'est vraiment scandaleux. Aucun pays ne devrait être en mesure d'imposer le silence à un orateur et encore moins aux Nations unies », s’est-elle indignée.
« Violences sexuelles à grande échelle » et enrôlements d’enfants
L’ambassadeur du Soudan à l’ONU a nié ces accusations. « La mission soudanaise (auprès de l'ONU) n'a pas envoyé de lettre menaçant de boycotter la session du Conseil de sécurité », a-t-il dit.
Quoi qu’il en soit, Volker Perthes est bien dans le collimateur de Khartoum. En juin, il a été déclaré persona non grata dans le pays après avoir dénoncé de possibles « crimes contre l’humanité » au Darfour.
En son absence, c’est l'assistante du secrétaire général chargée de l'Afrique, Martha Ama Pobee, qui a présenté son dernier rapport consacré au Soudan. Il y est notamment question de « violences sexuelles à grande échelle » et d’enrôlements d’enfants.
« Nous savons désormais que le gouvernement soudanais avait menacé de mettre un terme à la mission de l'ONU au Soudan si le représentant de cette mission participait à cette réunion. C'est vraiment scandaleux. Aucun pays ne devrait être en mesure d'imposer le silence à un orateur et encore moins aux Nations unies », s’est-elle indignée.
« Violences sexuelles à grande échelle » et enrôlements d’enfants
L’ambassadeur du Soudan à l’ONU a nié ces accusations. « La mission soudanaise (auprès de l'ONU) n'a pas envoyé de lettre menaçant de boycotter la session du Conseil de sécurité », a-t-il dit.
Quoi qu’il en soit, Volker Perthes est bien dans le collimateur de Khartoum. En juin, il a été déclaré persona non grata dans le pays après avoir dénoncé de possibles « crimes contre l’humanité » au Darfour.
En son absence, c’est l'assistante du secrétaire général chargée de l'Afrique, Martha Ama Pobee, qui a présenté son dernier rapport consacré au Soudan. Il y est notamment question de « violences sexuelles à grande échelle » et d’enrôlements d’enfants.