Les Etats-Unis réclament de l’Etat ivoirien une enquête sur les morts lors des récentes manifestations



Dans un communiqué rendu public ce mardi 25 août 2020, les Les Etats-Unis ont dénoncé les violences survenues lors des derniers manifestations ayant entraîné des morts.  « La répression et l’intimidation n’ont pas de place en démocratie.  Les Etats-Unis exhortent tous les partis, groupes et individus à s’abstenir de toute violence et de tout discours de haine ou de division, et à privilégier le dialogue afin de trouver des solutions paisibles à leurs désaccords.  Nous exhortons les forces de sécurité à respecter et sauvegarder les droits de tous les citoyens, y compris celui de participer à des manifestations pacifiques.  Nous appelons le Gouvernement à enquêter pleinement sur les morts associées aux récentes manifestations, et à rendre publics les résultats desdites enquêtes.  Nous lançons un appel à tous en Côte d’Ivoire d’adhérer à l’état de droit, et aux autorités ivoiriennes d’assurer des processus judiciaires équitables ».


Selon le document émanant des services de l’Etat américain, « Il appartient au peuple ivoirien de décider de l’avenir et du leadership de son pays.  Le Conseil Constitutionnel de Côte d’Ivoire décidera de la question dite du « troisième mandat ».  Nous continuons de croire que des transitions de pouvoir démocratiques régulières mènent à plus de redevabilité, des institutions plus fortes, et une participation citoyenne au processus politique plus constructive »

Audio, « Les libertés d’expression, de rassemblement et d’association sont au cœur d’une démocratie fonctionnelle.  Adhérer à ces normes démocratiques permet aux Ivoiriens de participer à des dialogues politiques et à soutenir les candidats, partis ou idées de leur choix.  L’application impartiale de toutes les lois, y compris celles qui régissent les libertés d’expression, de rassemblement et d’association, est également essentielle à un processus électoral crédible, à la bonne gouvernance en général, et à la poursuite de la transition post-conflit du pays ».

Dans une déclaration publiée ce mardi, Guillaume Soro affirme que 26 citoyens ivoiriens ont été exécutés par le régime de Ouattara dernièrement. « Le bilan de cette répression est lourd. De nombreuses familles ont été brutalement endeuillées par la répression du régime du Président Ouattara. Dès les premiers jours l’on déplore une dizaine de morts ; un chiffre qui va s’accroitre rapidement et qui, aujourd’hui, s’élève à vingt-six (26) morts enregistrés dans les villes de Daoukro (8 morts), Toumodi (2 morts), Divo (6 morts), Gagnoa (3 morts) et Bonoua (7 morts). A cela, il faut ajouter les nombreux blessés et biens détruits », a-t-il écrit.

 

AYOBA FAYE

Mardi 25 Aout 2020 22:27


Dans la même rubrique :