À titre de comparaison, la somme correspond à peu près au PIB de la Pologne. Voilà le budget prévu pour la Défense par les États-Unis, fixé par le texte cadre voté de justesse à 216 voix contre 212 par la Chambre des représentants. Ces votes font traditionnellement consensus entre républicains et démocrates. Mais cette fois-ci, le projet a été adopté à une très courte majorité, ce qui témoigne d'une polarisation croissante entre les deux partis, alors que six démocrates ont voté pour, tandis que sept républicains s'y sont opposés.
Sur les 1 150 milliards de dollars, qui doivent encore être approuvés par le Sénat, le texte prévoit environ 250 milliards de dollars supplémentaires par rapport à 2026, notamment pour financer une hausse de la solde des militaires de 5 à 7 %.
Les élus ont aussi adopté le cadre budgétaire destiné à financer la guerre contre l'Iran, à hauteur de 95 milliards de dollars. Ces deux votes ont illustré les difficultés des républicains à faire adopter le budget de la défense dans un contexte de fortes divisions sur la guerre contre l'Iran. Les démocrates dénoncent un budget militaire devenu hors de contrôle.
Pour le président républicain de la Chambre, Mike Johnson, « cette loi fournit à nos braves soldats une augmentation qui n'a que trop tardé, renforce notre dissuasion nucléaire et notre défense antimissiles, y compris avec la construction du Dôme d'or ». Ce projet de bouclier antimissiles est ardemment voulu par Donald Trump , en s'inspirant du « Dôme de fer » israélien.
Le SAVE America Act greffé au budget
Les critiques visent aussi l'ajout du SAVE America Act au projet de loi sur la défense, par le biais d'une procédure parlementaire controversée. Ce texte, voulu par Donald Trump, vise à restreindre les modalités de vote. L'opposition estime qu'il menace le droit de vote de millions d'Américains. Son intégration au budget de la défense pourrait d'ailleurs compliquer l'adoption du texte au Sénat. L'opposition démocrate dénonce le SAVE America Act comme une atteinte au droit de vote de millions d'Américains, et son intégration au NDAA complique l'adoption de ce dernier au Sénat.
Vifs débats autour d'une coopération accrue entre les armées américaine et israélienne
Une autre disposition du NDAA a également suscité de vifs débats ces dernières semaines : celle prévoyant une coopération accrue entre les armées américaine et israélienne.
Des élus de gauche, comme Alexandria Ocasio-Cortez, y voient un moyen de fusionner une partie de l'armée américaine avec les forces israéliennes. « Cet amendement est une menace existentielle pour la souveraineté et la démocratie américaine », a fustigé la députée new-yorkaise.
Sur les 1 150 milliards de dollars, qui doivent encore être approuvés par le Sénat, le texte prévoit environ 250 milliards de dollars supplémentaires par rapport à 2026, notamment pour financer une hausse de la solde des militaires de 5 à 7 %.
Les élus ont aussi adopté le cadre budgétaire destiné à financer la guerre contre l'Iran, à hauteur de 95 milliards de dollars. Ces deux votes ont illustré les difficultés des républicains à faire adopter le budget de la défense dans un contexte de fortes divisions sur la guerre contre l'Iran. Les démocrates dénoncent un budget militaire devenu hors de contrôle.
Pour le président républicain de la Chambre, Mike Johnson, « cette loi fournit à nos braves soldats une augmentation qui n'a que trop tardé, renforce notre dissuasion nucléaire et notre défense antimissiles, y compris avec la construction du Dôme d'or ». Ce projet de bouclier antimissiles est ardemment voulu par Donald Trump , en s'inspirant du « Dôme de fer » israélien.
Le SAVE America Act greffé au budget
Les critiques visent aussi l'ajout du SAVE America Act au projet de loi sur la défense, par le biais d'une procédure parlementaire controversée. Ce texte, voulu par Donald Trump, vise à restreindre les modalités de vote. L'opposition estime qu'il menace le droit de vote de millions d'Américains. Son intégration au budget de la défense pourrait d'ailleurs compliquer l'adoption du texte au Sénat. L'opposition démocrate dénonce le SAVE America Act comme une atteinte au droit de vote de millions d'Américains, et son intégration au NDAA complique l'adoption de ce dernier au Sénat.
Vifs débats autour d'une coopération accrue entre les armées américaine et israélienne
Une autre disposition du NDAA a également suscité de vifs débats ces dernières semaines : celle prévoyant une coopération accrue entre les armées américaine et israélienne.
Des élus de gauche, comme Alexandria Ocasio-Cortez, y voient un moyen de fusionner une partie de l'armée américaine avec les forces israéliennes. « Cet amendement est une menace existentielle pour la souveraineté et la démocratie américaine », a fustigé la députée new-yorkaise.