Les pays d'Afrique multiplient les restrictions pour freiner Omicron



Le pire pourrait être passé en Afrique du Sud, le premier pays à avoir annoncé l’apparition d’Omicron, il y a quatre semaines : la courbe des contaminations journalières, après avoir atteint des sommets inégalés depuis le début de la pandémie sous l’effet du nouveau variant, a commencé à s’inverser, selon les données publiées mercredi 22 décembre par les autorités sanitaires. Le soulagement est d’autant plus grand que cette nouvelle vague s’accompagne d’un nombre d’hospitalisations deux fois moins important que lors des vagues précédentes, avec des formes sévères elles aussi en nette diminution. Moins de 7 % des malades ont dû être placés dans des unités de soins intensifs, confirmant l’hypothèse d’un variant beaucoup plus contagieux mais moins « agressif ».
 
Dans l’évaluation de la sévérité du variant Omicron en Afrique du Sud, publiée le même jour par l’Institut national des maladies transmissibles, les chercheurs attribuent son moindre impact au fort taux d’immunité acquis par la population. Mais ils ne sont pas en mesure de faire la part entre une protection acquise grâce à la vaccination – 26 % de la population est totalement vaccinée – et celle conférée par une contamination antérieure par le SARS-CoV-2.
 
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La situation semble en tout cas valider la stratégie du président, Cyril Ramaphosa, qui avait choisi, fin novembre, de ne pas durcir les restrictions : « En ne prenant pas de nouvelles mesures à ce stade, nous considérons le fait que, lors des vagues précédentes, les vaccins n’étaient pas disponibles et peu de personnes étaient en conséquence vaccinées », avait-il expliqué lors d’une allocution, le 28 novembre. « Les vaccins marchent, ils sauvent des vies », avait-il répété en encourageant ses compatriotes à se rendre dans les centres de santé pour recevoir leurs injections.
 
Rendre la vaccination accessible
Alors que la présence d’Omicron a été rapportée auprès de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) par vingt-deux pays du continent – soit huit de plus en une semaine –, de nombreux gouvernements renforcent au contraire leur arsenal pour tenter de limiter cette nouvelle offensive du virus. La Tunisie vient d’introduire un passe vaccinal qui conditionne l’accès aux administrations et à la plupart des autres lieux publics. Il est obligatoire également dans les entreprises privées sous peine de suspension du contrat de travail.
 
Le Kenya, qui fait face à un nombre record de cas, a aussi décidé d’imposer un certificat de vaccination pour accéder aux administrations ou aux transports publics. Quitte à braver les plaintes d’associations des droits humains jugeant ces décisions contraires à la Constitution. Au Gabon, le gouvernement a, en revanche, dû renoncer à rendre la vaccination obligatoire après la décision de la Cour constitutionnelle.
 
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LemondeAfrique

Samedi 25 Décembre 2021 09:34


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