À Dakar, certaines rues et places publiques sont devenues des lieux de refuge pour des personnes sans domicile fixe. Alors que les opérations visant à libérer les espaces occupés se multiplient, ces hommes, femmes et enfants restent confrontés à une réalité particulièrement difficile.
À la Place de la Nation, communément appelée place de l’Obélisque, Mariama Diallo, 53 ans, de nationalité nigérienne, vit avec sa petite-fille Dieynaba, âgée de 9 ans. Elle affirme occuper les lieux depuis trois ans. « Je passe mes journées ici, ma petite-fille demande des pièces aux passants et on y achète à manger. Quelques fois, des gens nous donnent à manger », témoigne-t-elle.
Pour les besoins les plus élémentaires, Mariama et sa petite-fille doivent également se débrouiller avec les moyens du bord. « Pour nos besoins intimes, il y a une école à côté, c’est là que nous allons ainsi que pour nous laver et même faire le linge. La nuit, pour dormir, on se rend à la mosquée d’à côté », explique-t-elle.
Une situation devenue encore plus difficile avec l’hivernage. « C’est devenu très difficile avec la saison des pluies. Quand il pleut, avec ma petite-fille, on se déplace et on se met sous les arbres. Je veux rentrer chez moi au Niger mais je n’ai pas les moyens », confie-t-elle.
À quelques mètres de là, Mamadou Barry a également fait de la rue son lieu de vie. Rencontré dans un parking où il exerce comme laveur de voitures, il affirme vivre cette situation depuis quatre ans. « Je travaille en tant que laveur de voiture ici depuis maintenant 4 ans. Je n’ai pas de maison, je dors dans une voiture. C’est un peu comme ma maison », raconte-t-il.
Son activité lui permet difficilement de subvenir à ses besoins. « Tout est cher ici à Dakar. Mon travail ne rapporte pas beaucoup, cela ne me permet donc pas de louer un endroit où vivre. J’arrive à peine à me nourrir avec ce que je gagne », poursuit-il.
La précarité touche également des familles avec de jeunes enfants. Assise au bord de la route, un enfant dans les bras, Oumou Ba résume sa situation : « Je suis ici avec mes enfants. C’est très dur. La nuit, les rues par ici sont désertes et on est là, parfois sous le froid, parfois sous la pluie ».
Ces témoignages montrent une réalité souvent invisible. Derrière l’occupation des espaces publics se trouvent des personnes confrontées à l’absence de logement, au manque de ressources et à l’incertitude du lendemain.
Au-delà des opérations visant à libérer les rues et les places publiques, leur situation pose donc une question essentielle : que deviennent ceux qui n’ont déjà aucun endroit où aller ?
À la Place de la Nation, communément appelée place de l’Obélisque, Mariama Diallo, 53 ans, de nationalité nigérienne, vit avec sa petite-fille Dieynaba, âgée de 9 ans. Elle affirme occuper les lieux depuis trois ans. « Je passe mes journées ici, ma petite-fille demande des pièces aux passants et on y achète à manger. Quelques fois, des gens nous donnent à manger », témoigne-t-elle.
Pour les besoins les plus élémentaires, Mariama et sa petite-fille doivent également se débrouiller avec les moyens du bord. « Pour nos besoins intimes, il y a une école à côté, c’est là que nous allons ainsi que pour nous laver et même faire le linge. La nuit, pour dormir, on se rend à la mosquée d’à côté », explique-t-elle.
Une situation devenue encore plus difficile avec l’hivernage. « C’est devenu très difficile avec la saison des pluies. Quand il pleut, avec ma petite-fille, on se déplace et on se met sous les arbres. Je veux rentrer chez moi au Niger mais je n’ai pas les moyens », confie-t-elle.
« C’est très dur. La nuit, les rues par ici sont désertes et on est là, parfois sous le froid, parfois sous la pluie »
À quelques mètres de là, Mamadou Barry a également fait de la rue son lieu de vie. Rencontré dans un parking où il exerce comme laveur de voitures, il affirme vivre cette situation depuis quatre ans. « Je travaille en tant que laveur de voiture ici depuis maintenant 4 ans. Je n’ai pas de maison, je dors dans une voiture. C’est un peu comme ma maison », raconte-t-il.
Son activité lui permet difficilement de subvenir à ses besoins. « Tout est cher ici à Dakar. Mon travail ne rapporte pas beaucoup, cela ne me permet donc pas de louer un endroit où vivre. J’arrive à peine à me nourrir avec ce que je gagne », poursuit-il.
La précarité touche également des familles avec de jeunes enfants. Assise au bord de la route, un enfant dans les bras, Oumou Ba résume sa situation : « Je suis ici avec mes enfants. C’est très dur. La nuit, les rues par ici sont désertes et on est là, parfois sous le froid, parfois sous la pluie ».
Ces témoignages montrent une réalité souvent invisible. Derrière l’occupation des espaces publics se trouvent des personnes confrontées à l’absence de logement, au manque de ressources et à l’incertitude du lendemain.
Au-delà des opérations visant à libérer les rues et les places publiques, leur situation pose donc une question essentielle : que deviennent ceux qui n’ont déjà aucun endroit où aller ?