Aujourd’hui, le Sénégal célèbre, avec solennité et fierté, le 66ᵉ anniversaire de son indépendance. Au-delà des cérémonies et des symboles ( drapeau, hymne, institutions ) se pose une question essentielle : qu’avons-nous réellement gagné depuis l’indigénat ?
La presse se limite souvent à des bilans partiels ou à des analyses de mi-mandat.
Pour ma part, je préfère m’inspirer du chef d'œuvre "Les Soleils des indépendances," qui révèle avec force les contradictions de l’indépendance africaine : utopie prometteuse et désespoir des masses.
À part les symboles, qu’est-ce qui a changé entre l’indigénat et l’indigence ?
Sur l’indigénat , le paradoxe est saisissant. Hier, on se révoltait contre le travail forcé ; aujourd’hui, une jeunesse en quête de dignité quémande du travail au péril de sa vie dans les flots océaniques.
L’indigence persiste, voire s’accroît, malgré la croissance économique, révélant l’échec de la gouvernance. En Afrique, on installe des gouvernements, mais la gouvernance reste trop souvent une promesse non tenue.
Comme le démontre montre le roman de Kourouma, le rêve d’émancipation se heurte à la réalité : les masses laborieusement crédules attendent un « décollage » qui demeure souvent une légende poétique. Et pourtant, il ne faut pas céder au fatalisme. Certains qualifient l’Afrique de figée, comme un cadavre politique. Je continue de croire au développement. C’est dans l’état naturel des choses.
Il faut une impulsion forte, une vision stratégique, à la lumière de ce que l’Asie du Sud-Est a su accomplir.
Aujourd’hui, je rêve de meilleurs lendemains pour la jeunesse africaine. Comme le montre "Les Soleils des indépendances", la lucidité face au désespoir n’exclut pas l’espoir. Transformer l’utopie en réalité exige justice sociale, emploi, dignité et gouvernance responsable.
Chaque alternance est un soleil. Malheureusement, les vieillards africains ont vu trop de soleils se coucher dans la pénombre du développement.
Les soleils ont vu trop de vieillards mourir dans le rêve du développement.
Maître Khaly Adama Ndour
Barreau du Québec
Ambassadeur à la retraite
La presse se limite souvent à des bilans partiels ou à des analyses de mi-mandat.
Pour ma part, je préfère m’inspirer du chef d'œuvre "Les Soleils des indépendances," qui révèle avec force les contradictions de l’indépendance africaine : utopie prometteuse et désespoir des masses.
À part les symboles, qu’est-ce qui a changé entre l’indigénat et l’indigence ?
Sur l’indigénat , le paradoxe est saisissant. Hier, on se révoltait contre le travail forcé ; aujourd’hui, une jeunesse en quête de dignité quémande du travail au péril de sa vie dans les flots océaniques.
L’indigence persiste, voire s’accroît, malgré la croissance économique, révélant l’échec de la gouvernance. En Afrique, on installe des gouvernements, mais la gouvernance reste trop souvent une promesse non tenue.
Comme le démontre montre le roman de Kourouma, le rêve d’émancipation se heurte à la réalité : les masses laborieusement crédules attendent un « décollage » qui demeure souvent une légende poétique. Et pourtant, il ne faut pas céder au fatalisme. Certains qualifient l’Afrique de figée, comme un cadavre politique. Je continue de croire au développement. C’est dans l’état naturel des choses.
Il faut une impulsion forte, une vision stratégique, à la lumière de ce que l’Asie du Sud-Est a su accomplir.
Aujourd’hui, je rêve de meilleurs lendemains pour la jeunesse africaine. Comme le montre "Les Soleils des indépendances", la lucidité face au désespoir n’exclut pas l’espoir. Transformer l’utopie en réalité exige justice sociale, emploi, dignité et gouvernance responsable.
Chaque alternance est un soleil. Malheureusement, les vieillards africains ont vu trop de soleils se coucher dans la pénombre du développement.
Les soleils ont vu trop de vieillards mourir dans le rêve du développement.
Maître Khaly Adama Ndour
Barreau du Québec
Ambassadeur à la retraite