Les véritables raisons du limogeage du PM Abdoul Mbaye

Macky Sall ne pouvait plus continuer à jouer la montre. Le remaniement tant annoncé par PressAfrik et une bonne partie de la presse se matérialise. Le président de la République de retour de Windhoek a remercié son Premier ministre et va en nommer un autre dans les heures qui suivent qui à partir de lundi va mettre en place son gouvernement. Les raisons de la défenestration sont entre autres l’affaire Habré, la session budgétaire qui va démarrer très bientôt mais surtout les récentes sorties assez calamiteuses du désormais ancien Premier ministre.



Ce remaniement était très attendu. Quelques jours avant les vacances gouvernementales, il était très imminent. PressAfrik.com avait même donné des indications précises sur les contours de ce remaniement. A la dernière minute, le chef de l’Etat s’est ravisé et a décidé d’attendre la fin des vacances gouvernementales pour procéder au changement de l’attelage gouvernemental. Sa visite officielle d’une semaine aux allures de vacances à Namibie lui a permis de peaufiner ses plans du Maroc.
 
Le président de la République ne voulait pas reprendre les réunions de conseil des ministres sans nettoyer les écuries d’augias parce qu’il y a beaucoup d’insatisfaction.
 
Des sources concordantes du palais nous ont soufflé qu’en un moment Macky Sall ne voulait pas se débarrasser d’Abdoul Mbaye. Des insuffisances têtues du règlement des urgences, les dernières sorties du Premier ministre dans les médias ont amené le président de la République à se débarrasser de son Premier ministre. Le fait que Abdoul Mbaye agite souvent la possibilité de démissionner n’a pas eu l'heur de plaire au chef de l’Etat.
 
L’affaire Habré ferait aussi partie des dossiers qui ont perdu Abdoul Mbaye. De même que son entêtement à maintenir sa candidature au Comité Exécutif du Comité International Olympique (CIO) qui a fait mordre la poussière à Diagna Ndiaye qui avait le soutien du président de la République. Beaucoup d’observateurs ont analysé un manque de respect vis-à-vis du chef de l’Etat.
 
Une autre raison et pas des moindres, c’est l’ouverture prochaine de la session budgétaire à l’Assemblée nationale. Le gouvernement devra se présenter devant les députés pour défendre son budget. Cet exercice démarre souvent en début entre fin septembre et début octobre. Et le président Macky Sall tient à ce que les ministres qui défendent leur budget à l’Assemblée nationale puissent l’exécuter afin d’éviter tout problème. Cette option du chef de l’Etat est même confirmée par le président du groupe parlementaire Bennoo Bokk Yaakar, Moustapha Diakhaté.


Dimanche 1 Septembre 2013 17:42


Dans la même rubrique :