Libye: nouveaux combats entre islamistes et paramilitaires à Benghazi

Des combats ont opposé dimanche 15 juin les forces du général dissident Khalifa Haftar à des groupes islamistes à Benghazi, dans l'est de la Libye. Ils ont fait au moins 8 morts et 15 blessés, selon des sources médicales et militaires. Le général dissident Khalifa Haftar a échappé le 4 juin dernier à un attentat suicide à la voiture piégée contre un de ses quartiers généraux à Benghazi, dans lequel trois de ses hommes ont péri. Il a lancé une guerre contre les islamistes depuis près d'un mois.



Des forces loyales au général dissident Khalifa Haftar dans de violents affrontements avec des des groupes islamistes, à Benghazi, ce lundi 2 juin 2014. REUTERS/Stringer

Selon les témoins, ce sont les paramilitaires de Khalifa Haftar qui ont lancé l’offensive, à partir de 7 heures du matin, heure locale, dimanche matin. Des tirs à l’arme lourde ont été entendus et les combats ont fait fuir plusieurs familles de civils dans les localités de Sidi Farj et al-Hawari, à l’ouest de Benghazi. Ils ont également provoqué des coupures de courant. Le porte-parole du mouvement d’Haftar, Mohamed el-Hejazi, a confirmé à l’agence Reuters que le groupe a lancé des roquettes et avancé en tank dans la ville. Des témoins ont également fait part de forces aériennes.

Cinq soldats des troupes d’Haftar ont trouvé la mort, 12 ont été blessés, ainsi qu’au moins deux civils selon plusieurs hôpitaux de Benghazi. Les partisans des miliciens islamistes dénoncent quant à eux l’attaque et les intentions de Khalifa Haftar, comme celles d’un opportuniste qui utilise la lutte contre les milices comme un prétexte pour poursuivre ses intérêts personnels.

En fin de journée, le calme était revenu, mais certains quartiers de la ville restaient touchés par des coupures d’électricité et des tirs sporadiques étaient encore entendus. L’aéroport de Benghazi reste, lui, fermé, comme depuis plusieurs semaines. Le général dissident Haftar, ancien proche de Kadhafi qui s’est retourné contre l’ancien dictateur en 2011, a lancé une offensive contre les groupes dits terroristes et principalement Ansar al-Charia mi-février, entouré de sa propre armée, un mouvement dont les autorités de Tripoli nient la légitimité.

Source : Rfi.fr



Lundi 16 Juin 2014 04:49


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