Loi anti-LGBT+ : Paris exprime officiellement ses inquiétudes aux autorités sénégalaises



La France a exprimé, ce jeudi 16 avril 2026, sa vive inquiétude face au durcissement des sanctions pénales visant les personnes LGBT+ au Sénégal. Par la voix du porte-parole du Quai d’Orsay, Pascal Confavreux, Paris s’est dit alarmé par l’adoption d’une loi doublant les peines réprimant les relations homosexuelles, désormais passibles de 5 à 10 ans de prison, ainsi que par la création de nouveaux délits liés à l'apologie ou au financement de la promotion de l'homosexualité.

 

Cette préoccupation a été directement transmise au gouvernement sénégalais lors d'un échange à Paris ce lundi 13 avril. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a évoqué le sujet avec son homologue Cheikh Niang. Cette intervention diplomatique coïncide avec la condamnation récente, le 10 avril dernier, d’un jeune Sénégalais à 6 ans de prison ferme par un tribunal de Dakar pour une relation sexuelle avec un autre homme.

 

Le nouveau cadre législatif, voté à la mi-mars 2026, s'inscrit dans un contexte de recrudescence des arrestations pour homosexualité présumée dans le pays. Outre la France, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk, a fermement dénoncé ces mesures qui, selon lui, bafouent les droits humains fondamentaux.

 

Paris a profité de cette mise au point pour réaffirmer son engagement mondial en faveur de la dépénalisation universelle de l'homosexualité. La diplomatie française insiste sur sa lutte contre les discriminations fondées sur l'orientation sexuelle, alors que la nouvelle loi sénégalaise marque un tournant répressif majeur pour les minorités sexuelles.



Jeudi 16 Avril 2026 21:57


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