Le parlement sénégalais a adopté une loi qui durcit la répression des relations homosexuelles en doublant les peines de prison. Si le président Diomaye Faye a promulgué cette loi le 30 mars 2026, il ne s’était jamais prononcé sur le sujet publiquement. Ce jeudi 24 septembre, au cours d’une interview à RFI et France 24, après avoir été questionné sur le sujet, il a appelé la communauté internationale (France, Etats-Unis…) à respecter la souveraineté de son pays.
«Quand ces pays-là (France, Etats-Unis) ont légalisé le mariage homosexuel, nous étions très choqués. Est-ce que nous avons réagi? Non ! Nous savons que ce sont des pays souverains qui ont fait leur option législative et nous l'avons respecté. Nous demandons la même chose», a sèchement répondu Diomaye Faye, écartant l’idée d’un moratoire sur cette loi, comme l’avait plaidé certaines organisations de défense des droits humains.
Pour rappel, les actes dits «contre-nature» sont désormais punis de 5 à 10 ans de prison ferme, assortis d'une amende allant de 2 à 10 millions de francs CFA (la peine maximale s'appliquant en cas d'acte commis avec un mineur). Le texte prévoit également des sanctions pénales visant la promotion, le financement ou le soutien de l'homosexualité.
«Cette loi bafoue les droits humains fondamentaux dont nous jouissons tous : le droit au respect, à la dignité, à la vie privée, à l’égalité et aux libertés d’expression, d’association et de réunion pacifique», avait écrit Volker Türk, Haut commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, au lendemain de l’adoption de la loi, le 12 mars 2026. Même s’il n’a pas été écouté, il avait appelé «le Président à ne pas promulguer cette loi néfaste et à abroger cette discrimination».
«Quand ces pays-là (France, Etats-Unis) ont légalisé le mariage homosexuel, nous étions très choqués. Est-ce que nous avons réagi? Non ! Nous savons que ce sont des pays souverains qui ont fait leur option législative et nous l'avons respecté. Nous demandons la même chose», a sèchement répondu Diomaye Faye, écartant l’idée d’un moratoire sur cette loi, comme l’avait plaidé certaines organisations de défense des droits humains.
Pour rappel, les actes dits «contre-nature» sont désormais punis de 5 à 10 ans de prison ferme, assortis d'une amende allant de 2 à 10 millions de francs CFA (la peine maximale s'appliquant en cas d'acte commis avec un mineur). Le texte prévoit également des sanctions pénales visant la promotion, le financement ou le soutien de l'homosexualité.
«Cette loi bafoue les droits humains fondamentaux dont nous jouissons tous : le droit au respect, à la dignité, à la vie privée, à l’égalité et aux libertés d’expression, d’association et de réunion pacifique», avait écrit Volker Türk, Haut commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, au lendemain de l’adoption de la loi, le 12 mars 2026. Même s’il n’a pas été écouté, il avait appelé «le Président à ne pas promulguer cette loi néfaste et à abroger cette discrimination».