Ancien ministre et observateur averti, Aly Ngouille Ndiaye s’est positionné en faveur du récent projet de loi durcissant les sanctions contre les actes dits « contre nature ». Par ailleurs, il a mis en garde contre une surenchère pénale. Pour lui, « l'efficacité prime sur la sévérité théorique ».
Aly Ngouille Ndiaye dit soutenir la décision du gouvernement de muscler les peines sans franchir le pas de la criminalisation, un choix qu'il juge cohérent avec les capacités réelles de l'appareil judiciaire. Selon ses analyses, « la criminalisation systématique n'est pas le remède miracle. « Personnellement, je n’étais pas pour la criminalisation, car il n’est pas évident qu’elle permette de résoudre le problème », a-t-il affirmé. Citant pour preuve les lois sur le viol ou le vol de bétail qui n'ont pas éradiqué ces fléaux malgré leur statut de crimes.
L'ancien ministre a estimé que le texte actuel constitue « un bon compromis, puisqu'il permet de sanctionner l'apologie et de protéger l'opinion publique tout en respectant les conventions internationales ». Il a rappelé toutefois que la loi doit rester le reflet de l'identité nationale, précisant que le Sénégal est composé à plus de 99 % de croyants. Pour lui, il est impossible de légiférer en s'alignant sur des cultures étrangères alors que les sensibilités locales rejettent massivement ces pratiques.
Bien qu'il reconnaisse la persistance d'un courant d'opinion réclamant une criminalisation totale, Aly Ngouille Ndiaye a souligné que l'approche gouvernementale est la plus adaptée aux réalités du terrain.
Aly Ngouille Ndiaye dit soutenir la décision du gouvernement de muscler les peines sans franchir le pas de la criminalisation, un choix qu'il juge cohérent avec les capacités réelles de l'appareil judiciaire. Selon ses analyses, « la criminalisation systématique n'est pas le remède miracle. « Personnellement, je n’étais pas pour la criminalisation, car il n’est pas évident qu’elle permette de résoudre le problème », a-t-il affirmé. Citant pour preuve les lois sur le viol ou le vol de bétail qui n'ont pas éradiqué ces fléaux malgré leur statut de crimes.
L'ancien ministre a estimé que le texte actuel constitue « un bon compromis, puisqu'il permet de sanctionner l'apologie et de protéger l'opinion publique tout en respectant les conventions internationales ». Il a rappelé toutefois que la loi doit rester le reflet de l'identité nationale, précisant que le Sénégal est composé à plus de 99 % de croyants. Pour lui, il est impossible de légiférer en s'alignant sur des cultures étrangères alors que les sensibilités locales rejettent massivement ces pratiques.
Bien qu'il reconnaisse la persistance d'un courant d'opinion réclamant une criminalisation totale, Aly Ngouille Ndiaye a souligné que l'approche gouvernementale est la plus adaptée aux réalités du terrain.