Lutte contre le trafic de drogues : L’OCS détruit plus de 43 tonnes de produits illicites à Dio-Gare

Dans une offensive majeure contre les réseaux de trafic de stupéfiants et de médicaments contrefaits, l’Office Central des Stupéfiants (OCS) a procédé, le lundi 16 février 2026, à l’incinération d’un stock massif de produits saisis. Ce coup d'éclat témoigne de la détermination des autorités à assainir le marché des produits pharmaceutiques et à protéger la jeunesse malienne.



C’est sur le site habituel de Dio-Gare, dans le cercle de Kati, que l’impressionnant stock de 43 tonnes a été réduit en cendres. Ces produits sont le fruit d'opérations intensives menées en seulement dix jours par l'OCS et ses antennes régionales sur l'ensemble du territoire national.

La marchandise détruite, dont la valeur marchande est estimée à plusieurs millions de FCFA, témoigne de l'ampleur du trafic de proximité et de transit. Parmi les saisies figuraient : -Médicaments détournés : Plus de 21 000 comprimés de Tramadol et 632 000 comprimés de Diazépam, des substances souvent utilisées comme drogues de substitution.

-Matériel de chicha : Un stock colossal comprenant 509 cartons de charbon, 3 820 cartons d’arômes et une centaine d’appareils.

-Produits détournés : 342 bouteilles de protoxyde d’azote (gaz hilarant), dont l'usage détourné par les jeunes inquiète de plus en plus les autorités sanitaires.

L'opération s'est déroulée sous le contrôle strict de la Commission Nationale de destruction des drogues. Chaque étape, de l'inventaire à la mise à feu, a été consignée dans un procès-verbal officiel, garantissant la transparence totale de l'action de l'État.

Le Colonel Mohamed Ag Dahamane, à la tête de l'OCS, a salué le professionnalisme de ses hommes tout en lançant un appel vibrant à la collaboration citoyenne : « La lutte contre ces poisons est une affaire de tous. Nous appelons la population à continuer de nous fournir des renseignements précieux pour démanteler ces réseaux. »

Présent sur les lieux, Moustapha Daou, représentant de l’Ordre des Pharmaciens, a tenu à rappeler la dangerosité extrême de ces produits falsifiés, souvent fabriqués dans des conditions d'hygiène déplorables et sans aucun contrôle de dosage. « Ces médicaments ne soignent pas, ils tuent. Nous remercions les autorités pour cette détermination qui sauve des vies chaque jour », a-t-il déclaré.

Cette incinération record marque une étape clé dans la stratégie nationale de lutte contre le crime organisé et réaffirme la volonté du gouvernement de placer la santé publique au sommet de ses priorités sécuritaires.

Malijet

Mercredi 18 Février 2026 10:48


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