Mamadou Kassé a tiré sa révérence dimanche soir, sans crier gare. Et c’est d'autant plus surprenant que dans l'après midi il avait produit et partagé, comme d'habitude, un texte d’une grande profondeur sur la nécessité pour le futur entraîneur des Lions de trouver un bon demi défensif pour bien tirer les leçons du naufrage des lignes arrières du Sénégal lors du Mondial.
Au quotidien, il était dans la réflexion permanente et le partage des idées avec la forte préoccupation de contribuer à une meilleure organisation de notre football pour un Sénégal qui gagne sur le plan international. Lors des visites chez lui, la dernière en compagnie de Mamadou Koumé, on avait constaté qu’il souffrait terriblement en menant un combat stoïque contre la maladie, ce qui ne l'empêchait pas de parler passionnément de football et de continuer d'écrire des contributions de grande qualité. Ce qui fut toujours le cas depuis le desk Sports du quotidien national Le Soleil, à sa sortie du Cesti en 1978. Nous y formions alors une joyeuse bande, une dream team dirais je de journalistes sportifs avec Mamadou Koumé, Babacar Khalifa Ndiaye, Oumar Ba, Mamadou Diouf,Jean Marc Diakité, Abdoulaye Thiam, Fantamady Keita...Que de beaux moments vécus au desk à Hann et dans les tribunes de presse des stades.
Mamadou Kassé était l’un des plus brillants journalistes de ce groupe. Cela s'expliquait aussi par sa passion du football, lui l’ancien attaquant du modèle de Mbao, et son professionnalisme. Depuis lors, nos discussions portaient souvent sur la nécessité de bien encadrer les jeunes journalistes pour atténuer les dérives constatées dans la profession.
Ce rôle, il l’a bien joué sans relâche durant de longues années en intervenant au Cesti et lors d'ateliers de formation. Et toujours avec la même générosité et un engagement sans faille. Ces derniers temps, il m'arrivait de me demander pourquoi il ne s'éloignait pas de cette pression quotidienne de produire des textes malgré la maladie. J’ai ensuite compris que c’était pour lui une manière de s'occuper, de vivre sa passion jusqu’au bout et tout simplement de s'accrocher...à la vie.
Finalement, il a perdu ce grand dernier match qu’il a disputé avec un courage exemplaire et la foi. On peut cependant dire que sa vie sur terre n’a pas été vaine car il l’a pleinement remplie jusqu’au bout. Comme le dirait un penseur, au lieu de pleurer après sa disparition , rendons grâce à Dieu de nous avoir donné l'opportunité d’être parmi les amis et collègues d’un homme exceptionnel à tous égards.
Dors en paix à Touba, cher Kassé. Tu resteras à jamais dans nos coeurs et nos esprits.
Cheikh Tidiane Fall Ancien Rédacteur en Chef du Soleil
Au quotidien, il était dans la réflexion permanente et le partage des idées avec la forte préoccupation de contribuer à une meilleure organisation de notre football pour un Sénégal qui gagne sur le plan international. Lors des visites chez lui, la dernière en compagnie de Mamadou Koumé, on avait constaté qu’il souffrait terriblement en menant un combat stoïque contre la maladie, ce qui ne l'empêchait pas de parler passionnément de football et de continuer d'écrire des contributions de grande qualité. Ce qui fut toujours le cas depuis le desk Sports du quotidien national Le Soleil, à sa sortie du Cesti en 1978. Nous y formions alors une joyeuse bande, une dream team dirais je de journalistes sportifs avec Mamadou Koumé, Babacar Khalifa Ndiaye, Oumar Ba, Mamadou Diouf,Jean Marc Diakité, Abdoulaye Thiam, Fantamady Keita...Que de beaux moments vécus au desk à Hann et dans les tribunes de presse des stades.
Mamadou Kassé était l’un des plus brillants journalistes de ce groupe. Cela s'expliquait aussi par sa passion du football, lui l’ancien attaquant du modèle de Mbao, et son professionnalisme. Depuis lors, nos discussions portaient souvent sur la nécessité de bien encadrer les jeunes journalistes pour atténuer les dérives constatées dans la profession.
Ce rôle, il l’a bien joué sans relâche durant de longues années en intervenant au Cesti et lors d'ateliers de formation. Et toujours avec la même générosité et un engagement sans faille. Ces derniers temps, il m'arrivait de me demander pourquoi il ne s'éloignait pas de cette pression quotidienne de produire des textes malgré la maladie. J’ai ensuite compris que c’était pour lui une manière de s'occuper, de vivre sa passion jusqu’au bout et tout simplement de s'accrocher...à la vie.
Finalement, il a perdu ce grand dernier match qu’il a disputé avec un courage exemplaire et la foi. On peut cependant dire que sa vie sur terre n’a pas été vaine car il l’a pleinement remplie jusqu’au bout. Comme le dirait un penseur, au lieu de pleurer après sa disparition , rendons grâce à Dieu de nous avoir donné l'opportunité d’être parmi les amis et collègues d’un homme exceptionnel à tous égards.
Dors en paix à Touba, cher Kassé. Tu resteras à jamais dans nos coeurs et nos esprits.
Cheikh Tidiane Fall Ancien Rédacteur en Chef du Soleil