Madagascar: à Antananarivo, un centre d'alphabétisation vient en aide aux enfants déscolarisés

À Madagascar, un enfant sur deux ne termine pas le cycle primaire. Dans ces conditions, beaucoup grandissent sans savoir lire, ni écrire, ni compter. À Antananarivo, un centre d'alphabétisation permet aux enfants déscolarisés de rattraper leur retard.



Dans un quartier populaire de la capitale malgache, Franklin prépare les salles. Dans quelques jours, ses élèves feront leur rentrée. Des enfants issus des quartiers défavorisés environnants, qui ont décroché de l'école ou n'y sont jamais allés. Ici, une formation de trois ans leur est proposée pour se remettre à niveau, jusqu'au CEPE, le certificat qui sanctionne la fin du cycle primaire à Madagascar. Mais pour le professeur, le plus dur n'est pas toujours dans la salle de classe pour les élèves.

« Tout est difficile, vu les milieux dans lesquels les enfants sont issus. Ces apprentis vivent des mondes différents : ils vivent autre chose ici, et quand ils rentrent chez eux, parfois il y a de la bagarre, des conflits familiaux, explique-t-il. Cela pourrait nuire à leur apprentissage, parce que chez eux, ils ne peuvent peut-être pas faire leurs devoirs correctement. Nous en sommes conscients, et ici, nous essayons de répéter, de renforcer, de récapituler De nombreux enfants ne terminent pas le cycle primaire
Ce retard scolaire n'est pas une exception. Pour Christine Jaulmes, représentante de l'Unicef à Madagascar, il touche une grande partie des enfants malgaches, et peut être évité. « La réponse réside vraiment dans l'éducation. À Madagascar : un enfant sur deux ne termine pas le cycle primaire. Il faut donc permettre à ces élèves d'aller jusqu'au bout de leur parcours scolaire au primaire. Ensuite, seuls 18 % des enfants de sept à quatorze ans ont acquis les bases de la lecture. »

« Le troisième levier, c'est d'offrir des parcours flexibles adaptés aux enfants déscolarisés, qui leur permet de reprendre un parcours de formation dans l'enseignement technique et professionnel », poursuit la représentante de l'Unicef.

Un défi qui dépasse largement Madagascar : selon l'Unesco, 739 millions de jeunes et d'adultes ne savent toujours pas lire et écrire dans le monde.

RFI

Mardi 8 Septembre 2026 10:32


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