À la gare routière de Fasan'ny Karana, qui dessert les villes de la moitié sud du pays, les mécaniciens s'affairent à changer les plaquettes de freins des taxis-brousse. Un entretien de plus en plus fréquent déplore Fano, chauffeur : « En cette période de pluies, les nids de poules s'agrandissent de jour en jour et il faut toujours freiner. On a beaucoup plus de dépenses à cause des réparations. Il y a aussi plus d'accidents. Il faut que les responsables entretiennent les routes. C'est ce que tous les chauffeurs demandent. »
« Est-ce qu'on va arriver à destination ou pas ? »
À quelques mètres de là, Manitra, vérifie l'état des pneus de son véhicule. Tout le long de son trajet vers Farafangana, dans le sud-est, c'est une lourde responsabilité qui l'accompagne :« À chaque fois qu'on prend la route, ça nous stresse. Est-ce qu'on va arriver à destination ou pas ? Est-ce que les pneus vont crever à cause des nids de poule ou est-ce que les jantes se vont voiler ? Les passagers nous disent toujours "fais attention, monsieur le chauffeur !" En cas d'accident, c'est le chauffeur le responsable. L'état de la route n'est pas pris en compte alors qu'il y a des énormes trous et des effondrements de chaussée. »
Des trajets risqués qui angoissent aussi les passagers. Ils sont d'ailleurs moins nombreux, expliquent certains compagnies de taxis-brousse. Felicia va mettre plus de 12h pour faire les 600 km qui la sépare d'Ihosy : « Je réfléchis bien avant de me décider à voyager et je le fais seulement quand c'est indispensable parce que ça fait peur de prendre le taxi-brousse. Il y a aussi des coupeurs de route qui peuvent en profiter parce que le véhicule ne peut pas rouler vite. »
Seules 11% des routes sont en bon état
A Madagascar, seules 11% des routes sont en bon état, selon les chiffres du ministère de l'Aménagement du territoire et des travaux publics publiés il y a un an. L'objectif des autorités est d'atteindre un taux de 30% d'ici 2023.
« Est-ce qu'on va arriver à destination ou pas ? »
À quelques mètres de là, Manitra, vérifie l'état des pneus de son véhicule. Tout le long de son trajet vers Farafangana, dans le sud-est, c'est une lourde responsabilité qui l'accompagne :« À chaque fois qu'on prend la route, ça nous stresse. Est-ce qu'on va arriver à destination ou pas ? Est-ce que les pneus vont crever à cause des nids de poule ou est-ce que les jantes se vont voiler ? Les passagers nous disent toujours "fais attention, monsieur le chauffeur !" En cas d'accident, c'est le chauffeur le responsable. L'état de la route n'est pas pris en compte alors qu'il y a des énormes trous et des effondrements de chaussée. »
Des trajets risqués qui angoissent aussi les passagers. Ils sont d'ailleurs moins nombreux, expliquent certains compagnies de taxis-brousse. Felicia va mettre plus de 12h pour faire les 600 km qui la sépare d'Ihosy : « Je réfléchis bien avant de me décider à voyager et je le fais seulement quand c'est indispensable parce que ça fait peur de prendre le taxi-brousse. Il y a aussi des coupeurs de route qui peuvent en profiter parce que le véhicule ne peut pas rouler vite. »
Seules 11% des routes sont en bon état
A Madagascar, seules 11% des routes sont en bon état, selon les chiffres du ministère de l'Aménagement du territoire et des travaux publics publiés il y a un an. L'objectif des autorités est d'atteindre un taux de 30% d'ici 2023.