Madagascar: l’incurie n’en finit pas de tuer

À Madagascar, ces derniers jours de l’année ont été marqués par un deuil terrible : 85 morts dans le naufrage d’un cargo, dans le nord-est de la Grande-île. Que penser des déclarations des mouvements de la société civile, qui insistent sur la responsabilité des autorités, qui ne veilleraient pas assez au contrôle de ces ports ?



À Madagascar, en RDC et partout, en Afrique, où l’on meurt aussi facilement, en si grand nombre, et pour d’aussi coupables motifs, il y a presque toujours l’irresponsabilité de certains, et parfois, cette irresponsabilité vient se greffer sur la cupidité. Ces personnes sont victimes de gens qui voulaient, ou avaient peut-être même l’habitude de prospérer sur les risques qu’ils font courir aux autres.
 
Dans un pays normal, lorsqu’un tel drame survient, la justice remonte toute la chaîne de responsabilités et, qu’ils aient failli par négligence, par incompétence, ou par cupidité, personne n’échappe au glaive de la justice. Évidemment, en Afrique, on a toujours tendance à se tourner en premier vers le chef de l’État, lorsque surviennent de tels drames. Sauf qu’un chef d’État ne s’occupe pas de l’embarquement dans chaque port, surtout dans un pays qui en compte treize à dix-sept, peut-être même plus.
 
À moins que ce ne soit parce que le chef de l’État, souvent en Afrique, s’occupe de tout, se mêle de tout, y compris du choix des personnes qui doivent diriger les plus petites entités.

RFI

Samedi 25 Décembre 2021 09:25


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