On croit cette maladie éradiquée de la surface du globe. Et pourtant. La peste a tué 54 personnes ces dernières semaines à Madagascar dont 25 dans la seule capitale Antananarivo. Plus de 500 cas sont désormais répertoriés dans l'île. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a classé l’épidémie au "grade 2". Une classification qui signifie qu'il y a un risque de propagation à l'échelle nationale. Si l'épidémie s'étend et atteint le grade 3, l'île pourrait être coupée du monde. "C’est au niveau 3 [NDLR, le plus élévé, qui comporte une contamination globale] que l’isolement du pays est le plus à craindre", redoute le Premier ministre du pays, Olivier Mahafaly Solonandrasana.
"Nous sommes totalement transparents en vous donnant toutes les informations. Il n’y a aucune raison de ne pas l’être", a ainsi déclaré Henri Rabary-Njaka, ministre des Affaires étrangères, aux Echos de La Réunion. Charlotte Ndiaye, représentante de l’OMS à Madagascar, a expliqué que cette instance internationale a fait du phénomène une "épidémie de grade 2". "Ce qui voudrait dire que le risque de propagation de la peste pulmonaire au niveau national est très élevé. Au niveau régional, le risque est modéré et au niveau international, il est faible" a-t-elle ajouté.
1,2 million d'antibiotiques
Depuis l'émission de cet avis, les membres du gouvernement ont encouragé au respect des contrôles sanitaires. Le chef de la diplomatie malgache a demandé l’application stricte des normes sanitaires par la ministre de la Santé et de celui des Transports pour lutter contre la propagation de l’épidémie. En outre, l'Organisation mondiale de la santé a livré environ 1,2 million de doses d'antibiotiques, capables de protéger jusqu'à 100.000 personnes, et des lots de masques et autres produits pour la désinfection.
54 morts et 500 cas recensés
Pour l'heure, 54 morts sont à déplorer et 500 cas ont été répertoriés sur l'ensemble de la Grande île. La "saison" annuelle de la peste s'est déclarée fin août dans le centre du pays. Depuis, la maladie s'est rapidement propagée dans 18 des 22 régions et notamment, nouveauté par rapport aux années précédentes, jusqu'à la capitale Antananarivo, où une université a été fermée pour être désinfectée.
"Actuellement les centres hospitaliers d’Antananarivo sont débordés. Il n’y presque plus de place pour recevoir les nouveaux cas qui se multiplient chaque jour. Avec l’appui de la Croix-Rouge Malagasy (CRM) et du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), des tentes ont été mises en place dans ces centres pour recevoir les cas suspects et probables", explique la Croix-Rouge locale.
Vigilance à Mayotte et à La Réunion
Huguette Bello, députée de la 2e circonscription de La Réunion, a tiré la sonnette d'alarme (comme elle l’avait déjà fait en décembre 2014) en alertant le gouvernement français et notamment le ministre des Affaires Étrangères Jean-Yves Le Drian sur cette situation préocupante.
Dans un communiqué, la députée a interpellé Jean-Yves Le Drian. "Quelles mesures la France compte prendre –et/ou pourrait renforcer- pour lutter contre une maladie aussi contagieuse. Elle souhaite également savoir si des recommandations d’ordre sanitaire seront prises quant aux déplacements entre Madagascar et la France et aussi entre Madagascar et La Réunion voisine", rapporte ledit communiqué.
Jeudi, les préfectures de La Réunion et de Mayotte ont fait de la "vigilance" des services de l'Etat concernant l'épidémie tout en rappelant qu'aucune restriction de circulation avec l'île n'était préconisée à ce stade." Afin de tenir compte de l'évolution de l'épidémie à Madagascar, Amaury de Saint-Quentin, préfet de La Réunion, s'est assuré que l'ensemble des services de l'État concernés anticipe un éventuel risque d'importation de cas de peste à La Réunion et soit en mesure de détecter et de prendre en charge rapidement et efficacement une personne présentant les symptômes de la maladie dès son arrivée", a indiqué la préfecture de la Réunion, dans un communiqué.
A Mayotte, "l'évolution du phénomène est suivie de près par les services de l'État et les services sanitaires. Les services concernés ont été appelés à la vigilance", et le préfet de Mayotte, Frédéric Veau, a rappelé que "les personnes qui envisagent un déplacement à Madagascar ou qui reviennent de cette île, sont invitées à consulter le site internet du ministère des affaires étrangères (www.diplomatie.gouv.fr) et le site de l'Agence régionale de santé de l'océan indien (https://www.ocean-indien.ars.sante.fr).
"Nous sommes totalement transparents en vous donnant toutes les informations. Il n’y a aucune raison de ne pas l’être", a ainsi déclaré Henri Rabary-Njaka, ministre des Affaires étrangères, aux Echos de La Réunion. Charlotte Ndiaye, représentante de l’OMS à Madagascar, a expliqué que cette instance internationale a fait du phénomène une "épidémie de grade 2". "Ce qui voudrait dire que le risque de propagation de la peste pulmonaire au niveau national est très élevé. Au niveau régional, le risque est modéré et au niveau international, il est faible" a-t-elle ajouté.
1,2 million d'antibiotiques
Depuis l'émission de cet avis, les membres du gouvernement ont encouragé au respect des contrôles sanitaires. Le chef de la diplomatie malgache a demandé l’application stricte des normes sanitaires par la ministre de la Santé et de celui des Transports pour lutter contre la propagation de l’épidémie. En outre, l'Organisation mondiale de la santé a livré environ 1,2 million de doses d'antibiotiques, capables de protéger jusqu'à 100.000 personnes, et des lots de masques et autres produits pour la désinfection.
54 morts et 500 cas recensés
Pour l'heure, 54 morts sont à déplorer et 500 cas ont été répertoriés sur l'ensemble de la Grande île. La "saison" annuelle de la peste s'est déclarée fin août dans le centre du pays. Depuis, la maladie s'est rapidement propagée dans 18 des 22 régions et notamment, nouveauté par rapport aux années précédentes, jusqu'à la capitale Antananarivo, où une université a été fermée pour être désinfectée.
"Actuellement les centres hospitaliers d’Antananarivo sont débordés. Il n’y presque plus de place pour recevoir les nouveaux cas qui se multiplient chaque jour. Avec l’appui de la Croix-Rouge Malagasy (CRM) et du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), des tentes ont été mises en place dans ces centres pour recevoir les cas suspects et probables", explique la Croix-Rouge locale.
Vigilance à Mayotte et à La Réunion
Huguette Bello, députée de la 2e circonscription de La Réunion, a tiré la sonnette d'alarme (comme elle l’avait déjà fait en décembre 2014) en alertant le gouvernement français et notamment le ministre des Affaires Étrangères Jean-Yves Le Drian sur cette situation préocupante.
Dans un communiqué, la députée a interpellé Jean-Yves Le Drian. "Quelles mesures la France compte prendre –et/ou pourrait renforcer- pour lutter contre une maladie aussi contagieuse. Elle souhaite également savoir si des recommandations d’ordre sanitaire seront prises quant aux déplacements entre Madagascar et la France et aussi entre Madagascar et La Réunion voisine", rapporte ledit communiqué.
Jeudi, les préfectures de La Réunion et de Mayotte ont fait de la "vigilance" des services de l'Etat concernant l'épidémie tout en rappelant qu'aucune restriction de circulation avec l'île n'était préconisée à ce stade." Afin de tenir compte de l'évolution de l'épidémie à Madagascar, Amaury de Saint-Quentin, préfet de La Réunion, s'est assuré que l'ensemble des services de l'État concernés anticipe un éventuel risque d'importation de cas de peste à La Réunion et soit en mesure de détecter et de prendre en charge rapidement et efficacement une personne présentant les symptômes de la maladie dès son arrivée", a indiqué la préfecture de la Réunion, dans un communiqué.
A Mayotte, "l'évolution du phénomène est suivie de près par les services de l'État et les services sanitaires. Les services concernés ont été appelés à la vigilance", et le préfet de Mayotte, Frédéric Veau, a rappelé que "les personnes qui envisagent un déplacement à Madagascar ou qui reviennent de cette île, sont invitées à consulter le site internet du ministère des affaires étrangères (www.diplomatie.gouv.fr) et le site de l'Agence régionale de santé de l'océan indien (https://www.ocean-indien.ars.sante.fr).