« La meilleure expression de la montée en puissance de l'armée » : pour ce président d'une formation qui soutient la transition, le survol de Kidal, « sans l'accord préalable » de la CMA, est légitime car « Kidal fait partie du Mali. » Ce qui le choque, c'est la « parade » organisée chaque année dans le fief des ex-rebelles pour l'anniversaire d' « une indépendance qu'ils ont abandonnée eux-mêmes », les groupes armés du Nord ayant signé l'accord de paix de 2015 consacrant l'unité de l'Etat malien.
« Il n'y a rien à reprocher à l'armée malienne », poursuit un ancien ministre, qui défend également le droit de l'armée à survoler l'ensemble du territoire national. Selon lui, les célébrations azawadiennes réitérées chaque 6 avril constituent en revanche des « provocations inutiles. »
Ces célébrations, un autre ancien ministre les juge « insupportables », mais pour lui, le survol de Kidal par un avion de chasse de l'armée, fait inédit depuis 2012, ne vaut pas mieux : « c'est une provocation hautement imprudente, ils jouent avec le feu », estime-t-il, avant de s'interroger : « la guerre est-elle l'option choisie par le gouvernement de transition ? Si c'est le cas, qu'ils le disent ! »
Alors que les militants les plus radicaux des deux camps multiplient les déclarations belliqueuses, les cadres politiques de tous bords appellent à l'apaisement et jugent unanimement que la priorité est de sauver l'accord de paix. « On pourrait rechercher en vain demain ce que nous refusons aujourd'hui », conclut de manière proverbiale une figure de l'opposition.
« Il n'y a rien à reprocher à l'armée malienne », poursuit un ancien ministre, qui défend également le droit de l'armée à survoler l'ensemble du territoire national. Selon lui, les célébrations azawadiennes réitérées chaque 6 avril constituent en revanche des « provocations inutiles. »
Ces célébrations, un autre ancien ministre les juge « insupportables », mais pour lui, le survol de Kidal par un avion de chasse de l'armée, fait inédit depuis 2012, ne vaut pas mieux : « c'est une provocation hautement imprudente, ils jouent avec le feu », estime-t-il, avant de s'interroger : « la guerre est-elle l'option choisie par le gouvernement de transition ? Si c'est le cas, qu'ils le disent ! »
Alors que les militants les plus radicaux des deux camps multiplient les déclarations belliqueuses, les cadres politiques de tous bords appellent à l'apaisement et jugent unanimement que la priorité est de sauver l'accord de paix. « On pourrait rechercher en vain demain ce que nous refusons aujourd'hui », conclut de manière proverbiale une figure de l'opposition.