Mali : Qui va arrêter le capitaine Sanogo ?

Le Mali semble être loin de sortir de l’ornière. Après un pseudo stabilité de près de six mois, le voilà encore replongé dans les turpitudes d’une crise politique. Elle est consécutive à la démission «forcée» du Premier ministre, Cheick Modibo Diarra et de son gouvernement. Il y aurait été contraint par le capitaine Amadou Haya Sanogo.




Le chef des putschistes militaires avait arrêté la nuit dernière l’astrophysicien à son domicile à Bamako. Après sa libération, Cheick Modibo Diarra a annoncé via la radio nationale sa démission. Le capitaine Sanogo est vraisemblablement derrière ce départ. Il n’est, pas selon ses agissements et comportements, intéressé par la stabilité du Mali, avec des institutions crédibles. Cet homme que le putsch du président, Amadou Toumani Touré a extirpé de la confidentialité, de l’anonymat titille la mauvaise réputation du capitaine Moussa Dadis Camara.

Ce «petit» capitaine n’a pas eu le culot de braver les islamistes du nord Mali mais il a chaque fois le toupet de chambouler l’ordonnancement institutionnel de son pays. Alors que l’administration et les candidats étaient presque au dernier tournant de l’élection présidentielle, il s’empare du pouvoir et procède à des arrestations arbitraires et sauvages. Il poussait le président de la République en exercice et démocratiquement élu, ATT à s’exiler à Dakar.

La Communauté Economiques des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a été faible devant ces putschistes. L’attitude de la CEDEAO et des pays riverains comme la Côte d’Ivoire a encouragé ce «clone» de Dadis Camara à poursuivre ses expéditions punitives chez les bérets rouges et à imposer leur loi à Bamako alors qu’ils ont du fil à retordre au nord. S’ils étaient de vaillant soldat, ils auraient réclamé dignement des armes pour repousser l’invasion d’extrémistes islamistes. A cela s’ajoute la complicité et la fumisterie de l’Algérie qui fait les pieds et les mains pour empêcher une intervention militaire au Mali.

Le Capitaine Amadou Haya Sanogo doit être mis hors d’état de nuire pour une prise en charge sérieuse de la question des islamistes. Il constitue aujourd’hui une menace à la stabilité et à tout progrès de ce pays qui, pourtant, avait commencé à poser des pas considérables vers une autosuffisance alimentaire. Cet ivrogne est pire que la gangrène des extrémistes islamistes établis au Nord. Si les autorités politiques de Bamako et d’autres pays amis ne l’arrêtent pas aucune initiative sérieuse ne peut être prise pour remettre le Mali sur les rails.


Mardi 11 Décembre 2012 14:01


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