Plusieurs militaires ou anciens militaires ont été arrêtés au cours des derniers jours suite aux attaques du 25 avril 2026, a indiqué vendredi 1er mai, par communiqué, le procureur de la République près le Tribunal militaire de Bamako. Cinq noms de militaires, dont un décédé samedi dernier dans les combats, sont cités.
Selon le procureur de la République, il est établi que des militaires en activité, radiés ou en instance de radiation, ont participé à la planification et à la coordination et à l'exécution des attaques, rapporte notre correspondant régional, Serge Daniel.
Parmi ces hommes en uniforme figure, toujours selon le communiqué, l'un des acteurs du coup d'État de 2012 qui avait renversé l'ancien président malien Amadou Toumani Touré. Des hommes politiques maliens seraient également impliqués. Officiellement, quatre militaires ont été arrêtés. Toutefois, selon les informations de RFI, six autres personnes ont été interpellées au 2 mai 2026 et une vingtaine d'autres sont recherchées dans le cadre de l'enquête.
Dans ce même communiqué, une autre personne est accusée de complicité avec les groupes armés : Oumar Mariko, président du parti politique Sadi – aujourd'hui dissous, comme toutes les organisations politiques maliennes. Oumar Mariko est une figure de la politique malienne, l'un des leaders de la révolution de 1991 qui avait mené à la chute du dictateur militaire Moussa Traoré. Aujourd'hui, Oumar Mariko, opposant du régime de Transition, vit en exil.
« C'est complètement ridicule ! Le procureur sait très bien que je n'ai aucune relation avec aucune des personnes citées, excepté Soïba Diarra, un ancien militaire [à la retraite selon le communiqué officiel, NDLR] qui n'a plus eu aucun contact avec moi depuis plus de dix ans. J'ai compris qu'il s'agit simplement de s'opposer aux positions que j'ai commencé à prendre, à savoir qu'il faut qu'on mette fin à cette guerre », répond-il à David Baché, journaliste au service Afrique de RFI.
Récemment, Oumar Mariko s'est rendu en brousse, dans le centre du Mali, où il a rencontré des représentants du Jnim et obtenu la libération de plusieurs militaires retenus en otage. Cela ne montre-t-il pas certaines connexions ? « Je suis homme politique. J'ai des contacts avec les milieux militaires, j'ai des contacts avec le Jnim, j'ai des contacts avec le Front de libération de l'Azawad, j'ai des contacts avec les chasseurs dozos... donc il y a quoi à vouloir tisser une complicité parce que je suis en contact ? Pourquoi cette hypocrisie ? Ça ne profite pas au peuple malien, et le peuple malien est lassé de la guerre », affirme-t-il.
Sur le terrain, les mercenaires russes ayant abandonné leurs positions dans la localité de Tessalit, au nord, sont toujours en route pour une autre localité au sud. À Kidal, ville passée sous contrôle des rebelles du Front de libération de l'Azawad, la vie reprend son cours. Les rebelles organisent des rencontres pour rassurer les habitants.
Selon le procureur de la République, il est établi que des militaires en activité, radiés ou en instance de radiation, ont participé à la planification et à la coordination et à l'exécution des attaques, rapporte notre correspondant régional, Serge Daniel.
Parmi ces hommes en uniforme figure, toujours selon le communiqué, l'un des acteurs du coup d'État de 2012 qui avait renversé l'ancien président malien Amadou Toumani Touré. Des hommes politiques maliens seraient également impliqués. Officiellement, quatre militaires ont été arrêtés. Toutefois, selon les informations de RFI, six autres personnes ont été interpellées au 2 mai 2026 et une vingtaine d'autres sont recherchées dans le cadre de l'enquête.
Dans ce même communiqué, une autre personne est accusée de complicité avec les groupes armés : Oumar Mariko, président du parti politique Sadi – aujourd'hui dissous, comme toutes les organisations politiques maliennes. Oumar Mariko est une figure de la politique malienne, l'un des leaders de la révolution de 1991 qui avait mené à la chute du dictateur militaire Moussa Traoré. Aujourd'hui, Oumar Mariko, opposant du régime de Transition, vit en exil.
« C'est complètement ridicule ! Le procureur sait très bien que je n'ai aucune relation avec aucune des personnes citées, excepté Soïba Diarra, un ancien militaire [à la retraite selon le communiqué officiel, NDLR] qui n'a plus eu aucun contact avec moi depuis plus de dix ans. J'ai compris qu'il s'agit simplement de s'opposer aux positions que j'ai commencé à prendre, à savoir qu'il faut qu'on mette fin à cette guerre », répond-il à David Baché, journaliste au service Afrique de RFI.
Récemment, Oumar Mariko s'est rendu en brousse, dans le centre du Mali, où il a rencontré des représentants du Jnim et obtenu la libération de plusieurs militaires retenus en otage. Cela ne montre-t-il pas certaines connexions ? « Je suis homme politique. J'ai des contacts avec les milieux militaires, j'ai des contacts avec le Jnim, j'ai des contacts avec le Front de libération de l'Azawad, j'ai des contacts avec les chasseurs dozos... donc il y a quoi à vouloir tisser une complicité parce que je suis en contact ? Pourquoi cette hypocrisie ? Ça ne profite pas au peuple malien, et le peuple malien est lassé de la guerre », affirme-t-il.
Sur le terrain, les mercenaires russes ayant abandonné leurs positions dans la localité de Tessalit, au nord, sont toujours en route pour une autre localité au sud. À Kidal, ville passée sous contrôle des rebelles du Front de libération de l'Azawad, la vie reprend son cours. Les rebelles organisent des rencontres pour rassurer les habitants.