Cette mère de famille fond en larme au téléphone : arrêté vendredi par l’armée du Mali dans la mosquée de Diongaga, son fils a été retrouvé mort dimanche près de Sénéwali. Un jeune homme également joint par RFI a quant à lui perdu un frère et deux cousins. Le scénario est identique.
Cadavres calcinés, les yeux bandés
Vendredi dernier, l’armée malienne arrête, selon plusieurs sources locales, 34 personnes, toutes membres de la communauté peule, à Bougoutourou, Dogofiri, et Diongaga. Depuis, huit corps ont été retrouvés : les cadavres, calcinés, abandonnés en brousse, ont les yeux bandés.
Les habitants joints par RFI craignent que les macabres découvertes ne s’arrêtent pas là. Les victimes faisaient parfois partie de la même famille. Elles s’étaient rendues ensemble à la mosquée pour la prière du vendredi, où l’armée les avait interpelées. La rédaction en mandingue et fulflude de RFI à Dakar a joint un habitant, qui a perdu plusieurs proches : « Parmi les corps qui ont déjà été découverts, plusieurs sont de ma famille. Un jeune frère de lait, c’est-à-dire même père-même mère. Son corps a été retrouvé dans la zone de Sénéwali, cercle de Yélimané. Il y avait une trentaine de personnes au moment des arrestations par l’armée. Mais, pour l’instant, seulement huit corps ont été découverts. À côté de mon jeune frère, il y avait 4 autres corps. Deux sont mes cousins, les autres sont ceux d’une famille de voisins. On les a tous reconnus. »
L’armée malienne n’a pas communiqué sur le sujet et, sollicitée par RFI, n’a pas donné suite.
Depuis début février, l’armée malienne - parfois accompagnée de ses supplétifs russes de l’Africa Corps - a mené plusieurs opérations dans la région de Kayes, au cours desquelles des exécutions ont pu être recoupées par RFI : le 6 février à Torodo, 8 morts ; le 26 février à Aïté, 7 morts ; ou encore le 6 mars près de Nampala, dans une autre région mais toujours près de la frontière mauritanienne, 7 morts.
Cadavres calcinés, les yeux bandés
Vendredi dernier, l’armée malienne arrête, selon plusieurs sources locales, 34 personnes, toutes membres de la communauté peule, à Bougoutourou, Dogofiri, et Diongaga. Depuis, huit corps ont été retrouvés : les cadavres, calcinés, abandonnés en brousse, ont les yeux bandés.
Les habitants joints par RFI craignent que les macabres découvertes ne s’arrêtent pas là. Les victimes faisaient parfois partie de la même famille. Elles s’étaient rendues ensemble à la mosquée pour la prière du vendredi, où l’armée les avait interpelées. La rédaction en mandingue et fulflude de RFI à Dakar a joint un habitant, qui a perdu plusieurs proches : « Parmi les corps qui ont déjà été découverts, plusieurs sont de ma famille. Un jeune frère de lait, c’est-à-dire même père-même mère. Son corps a été retrouvé dans la zone de Sénéwali, cercle de Yélimané. Il y avait une trentaine de personnes au moment des arrestations par l’armée. Mais, pour l’instant, seulement huit corps ont été découverts. À côté de mon jeune frère, il y avait 4 autres corps. Deux sont mes cousins, les autres sont ceux d’une famille de voisins. On les a tous reconnus. »
L’armée malienne n’a pas communiqué sur le sujet et, sollicitée par RFI, n’a pas donné suite.
Depuis début février, l’armée malienne - parfois accompagnée de ses supplétifs russes de l’Africa Corps - a mené plusieurs opérations dans la région de Kayes, au cours desquelles des exécutions ont pu être recoupées par RFI : le 6 février à Torodo, 8 morts ; le 26 février à Aïté, 7 morts ; ou encore le 6 mars près de Nampala, dans une autre région mais toujours près de la frontière mauritanienne, 7 morts.