Au Mali, deux sœurs siamoises nées le 26 août dernier ont pu être séparées grâce à une opération chirurgicale délicate réalisée le 2 septembre à l'hôpital Gabriel Touré de Bamako. Les deux petites filles ont désormais un peu plus de deux semaines et se portent bien. Cette prouesse médicale est une première dans le pays, d'après le ministère malien de la Santé qui salue un « exploit scientifique ».
Les impératifs médicaux ayant bousculé les usages traditionnels, les deux petites filles de monsieur et madame Berthé n'ont pas encore de prénom.
Nées avec la même paroi abdominale, une vessie et un tube digestif communs, et une fistule pour compliquer les choses, les deux sœurs siamoises ont pu être séparées par l'équipe du Dr Yakaria Coulibaly, chef du service de chirurgie pédiatrique du CHU Gabriel Touré, dans la capitale du Mali.
« On a séparé les tubes digestifs et les voies urinaires, explique le Dr Coulibaly. Ce qui nous a pris environ deux heures de temps. C'était délicat car les enfants sont très petits, avec un poids de 2 500 grammes par enfant. On félicite vraiment l'équipe d'anesthésistes-réanimateurs qui a fait le gros boulot. Toute la difficulté, c'était à leur niveau ».
« C'est de l'art ! »
Anesthésistes, chirurgiens, pharmaciens, radiologues... Une dizaine de praticiens ont été mobilisés pour cette opération. Le Professeur Coulibaly souligne également la prouesse du gynécologue-obstétricien de la famille qui, à Sikasso (à 375 kilomètres de la capitale) a pu, le premier, poser le bon diagnostic.
« C'est lui qui a pu poser ce diagnostic avant la naissance, et à Sikasso en plus ! », s'enthousiasme le Professeur Coulibaly. « Sans scanner, sans IRM [imagerie par résonance magnétique, NDLR], avec une simple échographie : sincèrement c'est de l'art ! »
À l'issue de l'opération, les deux jumelles disposent chacune d'une vessie et d'une voie urinaire, mais seule l'une d'entre elles d'un côlon. L'autre devra bénéficier d'un accompagnement, sans doute toute sa vie.
Elles resteront hospitalisées environ un mois encore, le temps de s'assurer qu'elles sont aptes à rentrer chez elles.
Les impératifs médicaux ayant bousculé les usages traditionnels, les deux petites filles de monsieur et madame Berthé n'ont pas encore de prénom.
Nées avec la même paroi abdominale, une vessie et un tube digestif communs, et une fistule pour compliquer les choses, les deux sœurs siamoises ont pu être séparées par l'équipe du Dr Yakaria Coulibaly, chef du service de chirurgie pédiatrique du CHU Gabriel Touré, dans la capitale du Mali.
« On a séparé les tubes digestifs et les voies urinaires, explique le Dr Coulibaly. Ce qui nous a pris environ deux heures de temps. C'était délicat car les enfants sont très petits, avec un poids de 2 500 grammes par enfant. On félicite vraiment l'équipe d'anesthésistes-réanimateurs qui a fait le gros boulot. Toute la difficulté, c'était à leur niveau ».
« C'est de l'art ! »
Anesthésistes, chirurgiens, pharmaciens, radiologues... Une dizaine de praticiens ont été mobilisés pour cette opération. Le Professeur Coulibaly souligne également la prouesse du gynécologue-obstétricien de la famille qui, à Sikasso (à 375 kilomètres de la capitale) a pu, le premier, poser le bon diagnostic.
« C'est lui qui a pu poser ce diagnostic avant la naissance, et à Sikasso en plus ! », s'enthousiasme le Professeur Coulibaly. « Sans scanner, sans IRM [imagerie par résonance magnétique, NDLR], avec une simple échographie : sincèrement c'est de l'art ! »
À l'issue de l'opération, les deux jumelles disposent chacune d'une vessie et d'une voie urinaire, mais seule l'une d'entre elles d'un côlon. L'autre devra bénéficier d'un accompagnement, sans doute toute sa vie.
Elles resteront hospitalisées environ un mois encore, le temps de s'assurer qu'elles sont aptes à rentrer chez elles.