Ils ont été tués par balles, égorgés, brûlés vifs ou après leur mort. Au moins 34 civils, « ne participant pas directement aux hostilités » et issus « pour la très grande majorité des populations pastorales », précise Amnesty International, ont été exécutés par l’armée malienne et ses supplétifs russes au cours des sept opérations documentées par l’ONG.
Une femme interrogée raconte comment son mari a été exécuté sous ses yeux, devant la porte de la maison familiale. C’était en janvier 2025 à Taborak, dans la région de Tombouctou. Le mois suivant, une autre a perdu deux fils et un cousin à Tin Adanda. Elle se souvient comment les soldats maliens et leurs partenaires de Wagner les ont emmenés à l’extérieur du village pour les abattre.
« Si les communiqués publiés par les Forces armées maliennes affirment qu’elles ne ciblent que des membres de groupes armés (...), les informations recueillies et corroborées par Amnesty International démontrent une réalité complètement différente », peut-on lire dans le rapport, qui dénonce des « meurtres délibérés » de civils.
Outre les opérations terrestres, Amnesty International a enquêté sur deux attaques de drones ayant tué au moins 23 civils, dont une femme et cinq enfants, à Ejdeir, en plein marché, et à Tangatta, en mars et novembre 2025.
L’ONG a également recueilli les témoignages de 15 hommes torturés par « des éléments de Wagner », lors d’opérations ou dans les camps militaires maliens de Nampala et Léré. Les victimes décrivent notamment des coups de barre de fer, des suspensions par les bras, des simulations de noyade ou encore des décharges électriques. Les personnes détenues et torturées, parfois pendant plusieurs mois, n’ont pas été présentées à un juge et n’ont eu accès ni à un avocat ni à leurs familles, souligne encore l'ONG de défense des droits humains.
L’organisation documente enfin une longue série de cas de pillages et de destructions au cours de nombreuses opérations. Amnesty International indique avoir présenté les conclusions de son rapport le 3 août aux autorités maliennes de transition, qui n’ont pas répondu.
Une femme interrogée raconte comment son mari a été exécuté sous ses yeux, devant la porte de la maison familiale. C’était en janvier 2025 à Taborak, dans la région de Tombouctou. Le mois suivant, une autre a perdu deux fils et un cousin à Tin Adanda. Elle se souvient comment les soldats maliens et leurs partenaires de Wagner les ont emmenés à l’extérieur du village pour les abattre.
« Si les communiqués publiés par les Forces armées maliennes affirment qu’elles ne ciblent que des membres de groupes armés (...), les informations recueillies et corroborées par Amnesty International démontrent une réalité complètement différente », peut-on lire dans le rapport, qui dénonce des « meurtres délibérés » de civils.
Outre les opérations terrestres, Amnesty International a enquêté sur deux attaques de drones ayant tué au moins 23 civils, dont une femme et cinq enfants, à Ejdeir, en plein marché, et à Tangatta, en mars et novembre 2025.
L’ONG a également recueilli les témoignages de 15 hommes torturés par « des éléments de Wagner », lors d’opérations ou dans les camps militaires maliens de Nampala et Léré. Les victimes décrivent notamment des coups de barre de fer, des suspensions par les bras, des simulations de noyade ou encore des décharges électriques. Les personnes détenues et torturées, parfois pendant plusieurs mois, n’ont pas été présentées à un juge et n’ont eu accès ni à un avocat ni à leurs familles, souligne encore l'ONG de défense des droits humains.
L’organisation documente enfin une longue série de cas de pillages et de destructions au cours de nombreuses opérations. Amnesty International indique avoir présenté les conclusions de son rapport le 3 août aux autorités maliennes de transition, qui n’ont pas répondu.