Les images transmises à RFI permettent d’identifier une bombe RBK-500-2.5 et des sous-munitions ShOAB-0.5, des modèles de fabrication russe récemment utilisés en Ukraine ou en Syrie. Selon les démineurs du site spécialisé Cat-Uxo, la bombe principale libère 565 sous-munitions qui se dispersent ensuite sur de vastes étendues autour de la cible visée, et n’explosent pas toutes au sol. Elles constituent dès lors une menace de long terme pour les populations.
Dans un communiqué publié mardi 19 mai, les indépendantistes du FLA (Front de libération de l'Azawad) ont dénoncé l'utilisation de cet armement et affirmé avoir « collecté des restes de ces munitions non explosées » pour en conserver des preuves. Mais les rebelles du FLA, qui se sont alliés avec les jihadistes du Jnim (Groupe de soutien à l'Islam et aux musulmans), liés à al-Qaïda, pour combattre l’armée malienne et ses partenaires russes de l’Africa Corps, ne sont pas les seuls à s'inquiéter de l'apparition inédite de ces bombes à sous-munitions.
Enfants et éleveurs
Tilla Ag Zeini est le secrétaire général de l’organisation de défense des droits humains CD-DPA (Collectif pour la défense des droits du peuple de l’Azawad/Nord-Mali), qui s'appuie sur un réseau de ressortissants civils du nord du Mali et qui a documenté l’utilisation de ces sous-munitions dans au moins deux cas : vendredi 15 mai à Oubder, près d'In-Gouzma, dans la région de Tombouctou, puis dimanche 17 mai à Tadjmart, près d'Agulehoc, dans la région de Kidal. Ce que d'autres sources locales et spécialistes de la veille sécuritaire ont également confirmé à RFI.
« C'est la première fois que nous découvrons ces bombes à sous-munitions, explique Tilla Ag Zeini. Bien sûr, c'est inquiétant. C'est dangereux pour les civils, c'est dangereux pour les enfants qui peuvent jouer avec, les utiliser ou les toucher, et cela peut être mortel. Pour les éleveurs aussi. Des gens qui ne connaissent pas, qui ne savent pas de quoi il s'agit peuvent les toucher, et ça peut faire des victimes. »
Dans un communiqué publié mardi 19 mai, les indépendantistes du FLA (Front de libération de l'Azawad) ont dénoncé l'utilisation de cet armement et affirmé avoir « collecté des restes de ces munitions non explosées » pour en conserver des preuves. Mais les rebelles du FLA, qui se sont alliés avec les jihadistes du Jnim (Groupe de soutien à l'Islam et aux musulmans), liés à al-Qaïda, pour combattre l’armée malienne et ses partenaires russes de l’Africa Corps, ne sont pas les seuls à s'inquiéter de l'apparition inédite de ces bombes à sous-munitions.
Enfants et éleveurs
Tilla Ag Zeini est le secrétaire général de l’organisation de défense des droits humains CD-DPA (Collectif pour la défense des droits du peuple de l’Azawad/Nord-Mali), qui s'appuie sur un réseau de ressortissants civils du nord du Mali et qui a documenté l’utilisation de ces sous-munitions dans au moins deux cas : vendredi 15 mai à Oubder, près d'In-Gouzma, dans la région de Tombouctou, puis dimanche 17 mai à Tadjmart, près d'Agulehoc, dans la région de Kidal. Ce que d'autres sources locales et spécialistes de la veille sécuritaire ont également confirmé à RFI.
« C'est la première fois que nous découvrons ces bombes à sous-munitions, explique Tilla Ag Zeini. Bien sûr, c'est inquiétant. C'est dangereux pour les civils, c'est dangereux pour les enfants qui peuvent jouer avec, les utiliser ou les toucher, et cela peut être mortel. Pour les éleveurs aussi. Des gens qui ne connaissent pas, qui ne savent pas de quoi il s'agit peuvent les toucher, et ça peut faire des victimes. »