Air Burkina déplore « des difficultés d'approvisionnement en carburant à l'aéroport de Bamako », Corsair, la « restriction » de « carburant » à « Bamako », et Sky Mali des « contraintes logistiques dans la chaîne d'approvisionnement du carburant ». Ces compagnies ou dû annuler ou modifier certains vols, de façon ponctuelle. Les autres compagnies desservant Bamako n'ont signalé aucune perturbation.
« Structurel dans le temps »
« Si les approvisionnements sont intermittents, il faut considérer que ça va être structurel dans le temps, estime Mamadou Lamine Sow, directeur d'Avia Tech, une entreprise de conseils dans le secteur aérien basée à Dakar. Ça ne sera pas ponctuel, puisque les fondements n'ont pas varié : tant que les attaques jihadistes vont continuer, le problème va durer. Et il y aura des perturbations dans la programmation (des vols, ndlr), qui auront forcément des conséquences sur les passagers, sur les équipages et sur la durée des vols. »
Les compagnies aériennes sont toutefois capables de s'adapter, moyennant des coûts supplémentaires, mais sans trop de difficultés. En transportant le carburant nécessaire pour l'aller et le retour, ou en prévoyant des escales pour refaire le plein dans les aéroports de pays voisins.
« Ça va se fluidifier au fur et à mesure »
Lui-même ancien pilote devenu expert de l'aviation civile, Mamadou Lamine Sow se veut donc rassurant pour les passagers en provenance ou à destination du Mali : « Ça va se fluidifier au fur et à mesure, assure-t-il. Là, les compagnies ont été surprises, donc c'est de la reprogrammation. Mais d'ici quatre ou cinq mois, les compagnies vont l'intégrer dans leur programme initial. »
Sollicités par RFI, ni le ministère des Transports, ni la direction de l'aviation civile malienne (Anac) n'ont souhaité commenter. Dans un communiqué publié le mardi 13 janvier, l'armée malienne affirme avoir mené des frappes aériennes sur « une base terroriste » dans la forêt de Soussan et sur « un groupe armé » dans la forêt de Kékoro, région de Ségou, ainsi que sur « un groupe armé terroriste en déplacement » dans une autre forêt près de Diafarabé, région de Mopti.
« Structurel dans le temps »
« Si les approvisionnements sont intermittents, il faut considérer que ça va être structurel dans le temps, estime Mamadou Lamine Sow, directeur d'Avia Tech, une entreprise de conseils dans le secteur aérien basée à Dakar. Ça ne sera pas ponctuel, puisque les fondements n'ont pas varié : tant que les attaques jihadistes vont continuer, le problème va durer. Et il y aura des perturbations dans la programmation (des vols, ndlr), qui auront forcément des conséquences sur les passagers, sur les équipages et sur la durée des vols. »
Les compagnies aériennes sont toutefois capables de s'adapter, moyennant des coûts supplémentaires, mais sans trop de difficultés. En transportant le carburant nécessaire pour l'aller et le retour, ou en prévoyant des escales pour refaire le plein dans les aéroports de pays voisins.
« Ça va se fluidifier au fur et à mesure »
Lui-même ancien pilote devenu expert de l'aviation civile, Mamadou Lamine Sow se veut donc rassurant pour les passagers en provenance ou à destination du Mali : « Ça va se fluidifier au fur et à mesure, assure-t-il. Là, les compagnies ont été surprises, donc c'est de la reprogrammation. Mais d'ici quatre ou cinq mois, les compagnies vont l'intégrer dans leur programme initial. »
Sollicités par RFI, ni le ministère des Transports, ni la direction de l'aviation civile malienne (Anac) n'ont souhaité commenter. Dans un communiqué publié le mardi 13 janvier, l'armée malienne affirme avoir mené des frappes aériennes sur « une base terroriste » dans la forêt de Soussan et sur « un groupe armé » dans la forêt de Kékoro, région de Ségou, ainsi que sur « un groupe armé terroriste en déplacement » dans une autre forêt près de Diafarabé, région de Mopti.