Mali: une frappe de drone des rebelles du FLA contre l'armée fait des morts des deux côtés



Au Mali, les rebelles indépendantistes du Front de libération de l'Azawad (FLA) revendiquent une frappe de drone contre un convoi de l'armée malienne et de l'Africa Corps russe, entre Anefis et Aguelhoc, dans la région de Kidal, mercredi 18 février. Elle aurait fait selon lui d'« importants dégâts humains et matériels ». Le FLA reconnaît également la mort de deux de ses combattants au cours de l'opération, dont le fils d'Alghabass Ag Intallah, l'un des principaux chefs rebelles. Le même jour, le même convoi a également été pris pour cible par les jihadistes du Jnim. 

Les rebelles du Front de libération de l'Azawad (FLA) ont lancé mercredi 18 février des drones kamikazes contre un convoi composé de militaires maliens, de leurs partenaires russes de l'Africa Corps et de leurs supplétifs locaux du Gatia, un groupe armé local fondé par le général malien El Hadj Ag Gamou, l'actuel gouverneur de la région de Kidal.

Le même jour, les jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim) ont quant à eux revendiqué une attaque contre le même convoi, avec la pose d'un engin explosif improvisé.
Aucun des deux groupes n'a communiqué de bilan mais, selon les informations transmises à RFI par plusieurs sources locales - dont des cadres du FLA -, ces deux attaques auraient fait entre six et une dizaine de morts parmi les militaires maliens - les chiffres varient selon les sources -, principalement des membres du Gatia tués par l'explosif du Jnim. Trois ou quatre véhicules auraient également été détruits.
L'armée malienne n'a pas communiqué sur ces attaques et, sollicitée par RFI, n'a pas donné suite.
Le FLA et le Jnim ne mènent pas d'opérations conjointes à proprement parler mais coordonnent certaines de leurs attaques dirigées contre un même ennemi commun : l'armée.

Deux membres du FLA ont également trouvé la mort au cours de cette opération Alyazid Ag Matafa, frère de Fahad Ag Almahmoud, cadre du FLA lui-même tué dans une frappe de drone de l'armée en novembre 2024, et Mohamed Ag Alghabass - le fils d'Alghabass Ag Intallah -, l'un des principaux dirigeants du groupe rebelle, qui fut aussi le fondateur du Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), député malien après la signature de l'accord de paix de 2015, et qui appartenait à la famille de l'amenokal, le chef traditionnel de la tribu des Ifoghas, dans la région de Kidal.

Selon plusieurs sources au sein de la rébellion, leur mort est accidentelle et due à une erreur de manipulation d'un drone kamikaze.

Dans d'autres parties du pays, le Jnim a revendiqué la prise d'un poste militaire hier à Djenné, tandis que l'armée malienne assure avoir tué une vingtaine de « terroristes » dans des frappes aériennes mardi 17 février près de Ké-Macina, dans la région de Ségou. 

RFI

Vendredi 20 Février 2026 09:29


Dans la même rubrique :