Aucun incident n’a été signalé dans la nuit de dimanche à lundi à Kinshasa. La capitale de la République du Congo reprenait des couleurs lundi, les barrages ont été levés même si 1er janvier oblige, les rues étaient plus calmes que d’habitude, beaucoup de Kinois passant la journée en famille.
Place de la Victoire, l’un des épicentres de la contestation dimanche 31 décembre, les vendeurs ont repris leurs droits et on est venu en famille pour la traditionnelle photo du Nouvel An. Non loin de là, à l’église de Saint-Joseph, les trois offices ont eu lieu sans encombre. On a tout de même la présence de quelques éléments de la police militaire juste derrière l’église. « Classique en période de fêtes », répond le chef de la police de la ville de Kinshasa. Mais les gens se disent encore choqués de ce qu’ils ont vu dimanche.
Des bilans toujours divergents
Les bilans des violences de dimanche en marge de marches initiées par les catholiques congolais divergent toujours. Au total, selon le gouvernement, les violences de dimanche ont fait quatre morts, dont un policier. Les organisateurs de la marche parlent eux de dix morts et de nombreuses arrestations. Le porte-parole de la police, le colonel Mwanamputu, affirme être encore en train de centraliser toutes les données et promet un bilan pour ce mardi.
Le mouvement citoyen Lucha déplore, à lui seul, 46 arrestations dans ses rangs dimanche, donc 35 militants qui étaient toujours en détention lundi soir. La Lucha assure que certains ont été torturés avant d'être relâchés ; certains seraient hospitalisés, d'autres privés d'accès à un avocat. Sept personnes seraient encore détenues également dans les rangs du mouvement citoyen Filimbi, dont le chargé de réseau, Carbone Beni. L'abbé de la paroisse Notre-Dame de Grâce, dont le Comité laïc de coordination disait être toujours sans nouvelles, a lui été relâché lundi soir.
Antonio Guterres appelle à la retenue
De son côté, la Monusco, la mission de l'ONU dans le pays, a recensé 141 interpellations. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a par ailleurs appelé le gouvernement congolais et les forces nationales de sécurité à faire preuve de retenue. Par ces manifestations, le Comité laïc de coordination entendait exiger l'application de l'accord de la Saint-Sylvestre signé il y a un an et qui prévoyait l'organisation d'élections avant la fin de l'année 2017. La porte-parole de la Monusco, Florence Marchal, souligne son importance.
Place de la Victoire, l’un des épicentres de la contestation dimanche 31 décembre, les vendeurs ont repris leurs droits et on est venu en famille pour la traditionnelle photo du Nouvel An. Non loin de là, à l’église de Saint-Joseph, les trois offices ont eu lieu sans encombre. On a tout de même la présence de quelques éléments de la police militaire juste derrière l’église. « Classique en période de fêtes », répond le chef de la police de la ville de Kinshasa. Mais les gens se disent encore choqués de ce qu’ils ont vu dimanche.
Des bilans toujours divergents
Les bilans des violences de dimanche en marge de marches initiées par les catholiques congolais divergent toujours. Au total, selon le gouvernement, les violences de dimanche ont fait quatre morts, dont un policier. Les organisateurs de la marche parlent eux de dix morts et de nombreuses arrestations. Le porte-parole de la police, le colonel Mwanamputu, affirme être encore en train de centraliser toutes les données et promet un bilan pour ce mardi.
Le mouvement citoyen Lucha déplore, à lui seul, 46 arrestations dans ses rangs dimanche, donc 35 militants qui étaient toujours en détention lundi soir. La Lucha assure que certains ont été torturés avant d'être relâchés ; certains seraient hospitalisés, d'autres privés d'accès à un avocat. Sept personnes seraient encore détenues également dans les rangs du mouvement citoyen Filimbi, dont le chargé de réseau, Carbone Beni. L'abbé de la paroisse Notre-Dame de Grâce, dont le Comité laïc de coordination disait être toujours sans nouvelles, a lui été relâché lundi soir.
Antonio Guterres appelle à la retenue
De son côté, la Monusco, la mission de l'ONU dans le pays, a recensé 141 interpellations. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a par ailleurs appelé le gouvernement congolais et les forces nationales de sécurité à faire preuve de retenue. Par ces manifestations, le Comité laïc de coordination entendait exiger l'application de l'accord de la Saint-Sylvestre signé il y a un an et qui prévoyait l'organisation d'élections avant la fin de l'année 2017. La porte-parole de la Monusco, Florence Marchal, souligne son importance.