Dans le département de Kanel, le village de Mandjouba offre le visage d’une localité en marge du progrès. Ici, les habitants partagent un sentiment d'abandon qui s'exprime avec force chez les femmes, premières victimes de cette précarité structurelle.
Bien que des tuyaux aient été raccordés depuis la localité voisine de Sinthiou Bamambé, l'eau courante reste un mirage. Pour Fatoumata Ka, habitante du village et conseillère municipale à la mairie de Ndendory, la situation est devenue insupportable. « On souffre énormément. Pour espérer remplir quelques récipients, il faut se lever à 4 heures du matin », confie-t-elle avec amertume.
Cette pénurie asphyxie l'économie locale. Les jardins maraîchers, autrefois entretenus par des « femmes braves », ont disparu faute d’irrigation. Pour survivre, les familles n'ont d'autre choix que de s'approvisionner via des charrettes, un service coûteux : 1 000 francs CFA pour seulement 10 bidons d’eau. À la tombée de la nuit, Mandjouba plonge dans une obscurité totale. L’absence d’électricité n’est que la face visible d’un manque plus profond d’infrastructures de base.
Le volet sanitaire est sans doute le plus alarmant. Le village ne dispose d’aucune case de santé. En cas d'urgence, notamment pour les accouchements ou les maladies soudaines durant la nuit, l'évacuation relève du parcours du combattant. « On prend des charrettes ou des motos Djakarta, car les voitures ne circulent pas ici », déplore Fatoumata Ka.
Le contraste est saisissant pour cette localité de la province du Damga. Alors que le secteur extractif est en pleine exploitation sur le périmètre communal de Ndendory, les retombées économiques semblent s'arrêter aux portes de Mandjouba. Face à ce qu'elles considèrent comme une injustice, les populations, par la voix de leurs représentants, interpellent directement les autorités centrales.
Bien que des tuyaux aient été raccordés depuis la localité voisine de Sinthiou Bamambé, l'eau courante reste un mirage. Pour Fatoumata Ka, habitante du village et conseillère municipale à la mairie de Ndendory, la situation est devenue insupportable. « On souffre énormément. Pour espérer remplir quelques récipients, il faut se lever à 4 heures du matin », confie-t-elle avec amertume.
Cette pénurie asphyxie l'économie locale. Les jardins maraîchers, autrefois entretenus par des « femmes braves », ont disparu faute d’irrigation. Pour survivre, les familles n'ont d'autre choix que de s'approvisionner via des charrettes, un service coûteux : 1 000 francs CFA pour seulement 10 bidons d’eau. À la tombée de la nuit, Mandjouba plonge dans une obscurité totale. L’absence d’électricité n’est que la face visible d’un manque plus profond d’infrastructures de base.
Le volet sanitaire est sans doute le plus alarmant. Le village ne dispose d’aucune case de santé. En cas d'urgence, notamment pour les accouchements ou les maladies soudaines durant la nuit, l'évacuation relève du parcours du combattant. « On prend des charrettes ou des motos Djakarta, car les voitures ne circulent pas ici », déplore Fatoumata Ka.
Le contraste est saisissant pour cette localité de la province du Damga. Alors que le secteur extractif est en pleine exploitation sur le périmètre communal de Ndendory, les retombées économiques semblent s'arrêter aux portes de Mandjouba. Face à ce qu'elles considèrent comme une injustice, les populations, par la voix de leurs représentants, interpellent directement les autorités centrales.