De nombreux parents dénoncent le prix élevé des manuels scolaires. Certains livres coûtent entre 3 000 et 7 000 F CFA. Comment expliquez-vous ces prix ?
Je précise d’abord que mes propos n’engagent que la maison d’édition Didactikos. Depuis notre arrivée dans le secteur en 2010, nous avons toujours fait des efforts pour proposer des manuels à des prix accessibles, parfois inférieurs à ceux du marché. Certains livres coûtent 810, 910, 1 800 ou 2 900 FCFA, selon le niveau scolaire.
À notre arrivée, nous avons constaté que certains manuels coûtaient jusqu’à 12 000 FCFA, sans couvrir entièrement les programmes. Nous avons donc proposé des ouvrages plus complets, notamment en SVT, de plus de 400 pages, à 4 900 FCFA, permettant aux élèves d'avoir l'ensemble du programme dans un seul livre.
Je reconnais que le contexte économique est difficile et que les parents font face à des contraintes financières. C’est pourquoi nous avons consenti des efforts pour réduire nos prix. À titre d’exemple, nos manuels de SVT sont passés de 8 600 à 3 900 FCFA.
Vous évoquez les manuels de SVT, notamment ceux du secondaire. Mais au primaire, lorsqu'on additionne les différents livres recommandés aux élèves, la facture peut atteindre près de 18 000 F CFA. Comment expliquez-vous cette situation ?
Je précise que le prix d’un manuel dépend du niveau de l’élève : un livre destiné au CI ne peut pas coûter le même prix qu’un ouvrage de CM2. Nous faisons régulièrement des efforts pour réduire nos tarifs. Depuis 2023, nous avons notamment baissé les prix de certains manuels réglementaires, dont les cahiers d’activités. Ils coûtaient auparavant entre 3 000 et 3 500 FCFA, alors qu’aujourd’hui, le plus cher est vendu à 2 050 FCFA.
Je souligne également qu’en période de rentrée scolaire, plusieurs intermédiaires interviennent dans la vente des livres et appliquent parfois des prix que nous ne maîtrisons pas. Lorsqu’un parent ou une école nous contacte directement, nous l’orientons vers nos distributeurs pour qu’il puisse bénéficier du prix public ou du prix conseillé.
Quels sont les principaux éléments qui entrent dans la fixation du prix d'un livre scolaire ?
Je précise que chacun de nos manuels compte au minimum sept à huit auteurs, dont les rémunérations sont négociées individuellement. À cela s'ajoutent les frais d'impression, notamment parce que Didactikos fait partie des rares maisons d'édition à imprimer ses ouvrages en couleur. Le coût du papier, qui varie selon la situation internationale, entre également en compte dans la fixation des prix. Tous ces éléments influencent donc le prix final de nos manuels.
Certains parents estiment que les nouvelles éditions ressemblent beaucoup aux anciennes. Ils dénoncent une pratique essentiellement commerciale. Que leur répondez-vous ?
Je comprends l’indignation des parents qui estiment que Didactikos privilégie l’aspect commercial. Toutefois, compte tenu de l’expérience de notre maison d’édition, nous ne publions jamais une nouvelle édition sans y apporter des changements. Ces modifications sont principalement liées à des raisons pédagogiques. Nous prenons d’ailleurs le temps de les expliquer aux enseignants et aux responsables des établissements, qui sont mieux placés pour comprendre les évolutions apportées aux manuels.
Pourquoi est-il devenu difficile pour les parents de réutiliser les anciens manuels ou de les transmettre aux petits frères et petites sœurs ?
Je précise que les manuels peuvent être transmis d’un enfant à un autre tant que l’édition n’a pas changé. C’est le cas de nos livres de CI et de CP, disponibles depuis près de quatre ans, que les aînés peuvent transmettre aux plus jeunes. En revanche, les cahiers d’activités dits « fongibles » ne peuvent pas être réutilisés, car les élèves font directement les exercices à l’intérieur. Pour les manuels classiques, la réutilisation reste donc possible tant que l’édition demeure la même.
Envisagez de maintenir les mêmes éditions pendant plusieurs années, comme l'a suggéré le ministre de l'Éducation nationale ?
Je rappelle que nous avons maintenu certaines éditions pendant plusieurs années. Nos cahiers d’activités, par exemple, sont disponibles depuis 2021 et sont toujours commercialisés pour la rentrée 2026-2027. C’est également le cas de nos manuels de mathématiques, notamment ceux destinés aux classes de quatrième et de troisième, qui étaient sur le marché depuis 2018. Ce n’est que cette année que nous les avons renouvelés, corrigés et améliorés. Cela montre que nous ne changeons pas systématiquement nos éditions. Les modifications interviennent lorsqu’elles sont nécessaires, en fonction des raisons qui les justifient.
Vous avez certainement vu les vidéos publiées sur les réseaux sociaux, notamment celle d’un parent qui se retrouve avec plusieurs anciens manuels sans possibilité de les échanger contre les nouvelles éditions. Certains affirment également que les « parterres » refusent de reprendre ces livres. Quelle est votre réponse face à cette situation ?
L’échange des anciennes éditions contre les nouvelles ne relève pas directement de Didactikos, car nous vendons en gros. En revanche, lorsque nous décidons de renouveler un manuel, nous demandons à nos distributeurs de nous retourner les anciens exemplaires afin de leur fournir les nouvelles éditions. Les parents qui achètent au détail doivent donc négocier cette possibilité avec leurs fournisseurs. Didactikos n'effectue pas directement ces échanges avec les parents ou les établissements scolaires.
Mais si les éditions changent régulièrement, les parents ne risquent-ils pas de rencontrer toujours les mêmes difficultés ?
Les éditions ne changent pas constamment. Chaque renouvellement répond à des raisons pédagogiques ou à la nécessité de moderniser un ouvrage devenu ancien. Nous ne pouvons donc pas reprendre directement un livre que nous n’avons pas vendu au parent. Celui-ci achète son manuel chez un libraire. Il peut alors retourner l’ancien ouvrage auprès de ce dernier, qui pourra à son tour le ramener chez Didactikos pour obtenir la nouvelle édition.
On constate que vos manuels sont davantage utilisés dans les établissements privés que dans les écoles publiques. Comment expliquez-vous cette situation ?
Je pense qu’il faut distinguer les établissements publics des établissements privés. Dans le public, c’est généralement l’État qui fournit les manuels aux écoles, mais ses moyens ne lui permettent pas toujours de couvrir tous les besoins. Il peut donc financer deux ou trois manuels sur les quatre matières prévues au programme. Nous avons d’ailleurs déjà travaillé avec l’État dans le cadre de marchés publics pour fournir des manuels aux établissements.
Dans le privé, le fonctionnement est différent. Les écoles peuvent exiger des parents l’achat de tous les manuels et supports pédagogiques recommandés pour permettre aux élèves de suivre correctement les cours. La présence plus importante de nos ouvrages dans les établissements privés s’explique donc par cette différence de fonctionnement.
Face aux difficultés financières des parents, quelles solutions proposez-vous pour rendre les livres scolaires plus accessibles, notamment dans les établissements privés ?
Nous avons déjà réduit les prix de plusieurs de nos manuels. Chaque année, nous identifions les ouvrages sur lesquels nous pouvons faire davantage d'efforts pour alléger les dépenses des parents. Cette année, nous avons notamment lancé des manuels d'arabe, en langue et communication arabes et en éducation religieuse, vendus à moins de 1 600 FCFA. Compte tenu du nombre de pages et de la qualité de l'impression, cela représente un effort important de notre part. Nous avons bien entendu les préoccupations des familles et comprenons leurs difficultés. Nous continuerons donc à chercher des solutions pour réduire autant que possible le coût des achats scolaires.
Êtes-vous favorable à une intervention de l'État pour encadrer les prix ou subventionner les manuels scolaires ?
Je rappelle que les manuels scolaires ne sont pas imposés et sont vendus hors taxes. L'éducation relève de la responsabilité de l'État, qui définit les programmes scolaires et détermine les manuels agréés et autorisés sur le marché. Je ne sais pas si l'État dispose également de la compétence pour fixer leurs prix. Toutefois, Didactikos est une entreprise qui respecte les lois et règlements du Sénégal. Si l'État décide de réglementer les prix des manuels scolaires, nous nous conformerons aux mesures adoptées et nous prendrons les dispositions nécessaires en interne pour les appliquer.
Dans une vidéo publiée récemment, le ministre de l'Éducation nationale a annoncé avoir entamé des discussions avec les différents acteurs du secteur. Est-ce que le ministère vous a contactés dans ce cadre ?
À ma connaissance, je ne sais pas si Didactikos a reçu des visites ou des sollicitations de la part du ministère. Je ne peux donc pas me prononcer sur cette question.
Quel message souhaitez-vous adresser aux parents pour les rassurer ?
Je remercie PressAfrik de nous avoir donné l'occasion de répondre directement aux préoccupations des parents d'élèves. Nous avons entendu leurs cris de cœur et Didactikos reste ouvert à leurs préoccupations. Nous continuons à faire des efforts pour réduire les prix et je tiens à préciser que les changements d'éditions ne sont pas motivés uniquement par des raisons commerciales.
À chaque renouvellement, nous nous retrouvons avec des milliers d'anciens manuels invendus, ce qui peut entraîner des pertes de plusieurs centaines de millions de F CFA. Je demande donc aux parents de faire preuve de compréhension. Didactikos travaille avec des établissements auxquels ils ont fait confiance pour l'éducation de leurs enfants. Il faut aussi comprendre que l'éducation est un investissement et non une simple dépense.
Je précise d’abord que mes propos n’engagent que la maison d’édition Didactikos. Depuis notre arrivée dans le secteur en 2010, nous avons toujours fait des efforts pour proposer des manuels à des prix accessibles, parfois inférieurs à ceux du marché. Certains livres coûtent 810, 910, 1 800 ou 2 900 FCFA, selon le niveau scolaire.
À notre arrivée, nous avons constaté que certains manuels coûtaient jusqu’à 12 000 FCFA, sans couvrir entièrement les programmes. Nous avons donc proposé des ouvrages plus complets, notamment en SVT, de plus de 400 pages, à 4 900 FCFA, permettant aux élèves d'avoir l'ensemble du programme dans un seul livre.
Je reconnais que le contexte économique est difficile et que les parents font face à des contraintes financières. C’est pourquoi nous avons consenti des efforts pour réduire nos prix. À titre d’exemple, nos manuels de SVT sont passés de 8 600 à 3 900 FCFA.
Vous évoquez les manuels de SVT, notamment ceux du secondaire. Mais au primaire, lorsqu'on additionne les différents livres recommandés aux élèves, la facture peut atteindre près de 18 000 F CFA. Comment expliquez-vous cette situation ?
Je précise que le prix d’un manuel dépend du niveau de l’élève : un livre destiné au CI ne peut pas coûter le même prix qu’un ouvrage de CM2. Nous faisons régulièrement des efforts pour réduire nos tarifs. Depuis 2023, nous avons notamment baissé les prix de certains manuels réglementaires, dont les cahiers d’activités. Ils coûtaient auparavant entre 3 000 et 3 500 FCFA, alors qu’aujourd’hui, le plus cher est vendu à 2 050 FCFA.
Je souligne également qu’en période de rentrée scolaire, plusieurs intermédiaires interviennent dans la vente des livres et appliquent parfois des prix que nous ne maîtrisons pas. Lorsqu’un parent ou une école nous contacte directement, nous l’orientons vers nos distributeurs pour qu’il puisse bénéficier du prix public ou du prix conseillé.
Quels sont les principaux éléments qui entrent dans la fixation du prix d'un livre scolaire ?
Je précise que chacun de nos manuels compte au minimum sept à huit auteurs, dont les rémunérations sont négociées individuellement. À cela s'ajoutent les frais d'impression, notamment parce que Didactikos fait partie des rares maisons d'édition à imprimer ses ouvrages en couleur. Le coût du papier, qui varie selon la situation internationale, entre également en compte dans la fixation des prix. Tous ces éléments influencent donc le prix final de nos manuels.
Certains parents estiment que les nouvelles éditions ressemblent beaucoup aux anciennes. Ils dénoncent une pratique essentiellement commerciale. Que leur répondez-vous ?
Je comprends l’indignation des parents qui estiment que Didactikos privilégie l’aspect commercial. Toutefois, compte tenu de l’expérience de notre maison d’édition, nous ne publions jamais une nouvelle édition sans y apporter des changements. Ces modifications sont principalement liées à des raisons pédagogiques. Nous prenons d’ailleurs le temps de les expliquer aux enseignants et aux responsables des établissements, qui sont mieux placés pour comprendre les évolutions apportées aux manuels.
Pourquoi est-il devenu difficile pour les parents de réutiliser les anciens manuels ou de les transmettre aux petits frères et petites sœurs ?
Je précise que les manuels peuvent être transmis d’un enfant à un autre tant que l’édition n’a pas changé. C’est le cas de nos livres de CI et de CP, disponibles depuis près de quatre ans, que les aînés peuvent transmettre aux plus jeunes. En revanche, les cahiers d’activités dits « fongibles » ne peuvent pas être réutilisés, car les élèves font directement les exercices à l’intérieur. Pour les manuels classiques, la réutilisation reste donc possible tant que l’édition demeure la même.
Envisagez de maintenir les mêmes éditions pendant plusieurs années, comme l'a suggéré le ministre de l'Éducation nationale ?
Je rappelle que nous avons maintenu certaines éditions pendant plusieurs années. Nos cahiers d’activités, par exemple, sont disponibles depuis 2021 et sont toujours commercialisés pour la rentrée 2026-2027. C’est également le cas de nos manuels de mathématiques, notamment ceux destinés aux classes de quatrième et de troisième, qui étaient sur le marché depuis 2018. Ce n’est que cette année que nous les avons renouvelés, corrigés et améliorés. Cela montre que nous ne changeons pas systématiquement nos éditions. Les modifications interviennent lorsqu’elles sont nécessaires, en fonction des raisons qui les justifient.
Vous avez certainement vu les vidéos publiées sur les réseaux sociaux, notamment celle d’un parent qui se retrouve avec plusieurs anciens manuels sans possibilité de les échanger contre les nouvelles éditions. Certains affirment également que les « parterres » refusent de reprendre ces livres. Quelle est votre réponse face à cette situation ?
L’échange des anciennes éditions contre les nouvelles ne relève pas directement de Didactikos, car nous vendons en gros. En revanche, lorsque nous décidons de renouveler un manuel, nous demandons à nos distributeurs de nous retourner les anciens exemplaires afin de leur fournir les nouvelles éditions. Les parents qui achètent au détail doivent donc négocier cette possibilité avec leurs fournisseurs. Didactikos n'effectue pas directement ces échanges avec les parents ou les établissements scolaires.
Mais si les éditions changent régulièrement, les parents ne risquent-ils pas de rencontrer toujours les mêmes difficultés ?
Les éditions ne changent pas constamment. Chaque renouvellement répond à des raisons pédagogiques ou à la nécessité de moderniser un ouvrage devenu ancien. Nous ne pouvons donc pas reprendre directement un livre que nous n’avons pas vendu au parent. Celui-ci achète son manuel chez un libraire. Il peut alors retourner l’ancien ouvrage auprès de ce dernier, qui pourra à son tour le ramener chez Didactikos pour obtenir la nouvelle édition.
On constate que vos manuels sont davantage utilisés dans les établissements privés que dans les écoles publiques. Comment expliquez-vous cette situation ?
Je pense qu’il faut distinguer les établissements publics des établissements privés. Dans le public, c’est généralement l’État qui fournit les manuels aux écoles, mais ses moyens ne lui permettent pas toujours de couvrir tous les besoins. Il peut donc financer deux ou trois manuels sur les quatre matières prévues au programme. Nous avons d’ailleurs déjà travaillé avec l’État dans le cadre de marchés publics pour fournir des manuels aux établissements.
Dans le privé, le fonctionnement est différent. Les écoles peuvent exiger des parents l’achat de tous les manuels et supports pédagogiques recommandés pour permettre aux élèves de suivre correctement les cours. La présence plus importante de nos ouvrages dans les établissements privés s’explique donc par cette différence de fonctionnement.
Face aux difficultés financières des parents, quelles solutions proposez-vous pour rendre les livres scolaires plus accessibles, notamment dans les établissements privés ?
Nous avons déjà réduit les prix de plusieurs de nos manuels. Chaque année, nous identifions les ouvrages sur lesquels nous pouvons faire davantage d'efforts pour alléger les dépenses des parents. Cette année, nous avons notamment lancé des manuels d'arabe, en langue et communication arabes et en éducation religieuse, vendus à moins de 1 600 FCFA. Compte tenu du nombre de pages et de la qualité de l'impression, cela représente un effort important de notre part. Nous avons bien entendu les préoccupations des familles et comprenons leurs difficultés. Nous continuerons donc à chercher des solutions pour réduire autant que possible le coût des achats scolaires.
Êtes-vous favorable à une intervention de l'État pour encadrer les prix ou subventionner les manuels scolaires ?
Je rappelle que les manuels scolaires ne sont pas imposés et sont vendus hors taxes. L'éducation relève de la responsabilité de l'État, qui définit les programmes scolaires et détermine les manuels agréés et autorisés sur le marché. Je ne sais pas si l'État dispose également de la compétence pour fixer leurs prix. Toutefois, Didactikos est une entreprise qui respecte les lois et règlements du Sénégal. Si l'État décide de réglementer les prix des manuels scolaires, nous nous conformerons aux mesures adoptées et nous prendrons les dispositions nécessaires en interne pour les appliquer.
Dans une vidéo publiée récemment, le ministre de l'Éducation nationale a annoncé avoir entamé des discussions avec les différents acteurs du secteur. Est-ce que le ministère vous a contactés dans ce cadre ?
À ma connaissance, je ne sais pas si Didactikos a reçu des visites ou des sollicitations de la part du ministère. Je ne peux donc pas me prononcer sur cette question.
Quel message souhaitez-vous adresser aux parents pour les rassurer ?
Je remercie PressAfrik de nous avoir donné l'occasion de répondre directement aux préoccupations des parents d'élèves. Nous avons entendu leurs cris de cœur et Didactikos reste ouvert à leurs préoccupations. Nous continuons à faire des efforts pour réduire les prix et je tiens à préciser que les changements d'éditions ne sont pas motivés uniquement par des raisons commerciales.
À chaque renouvellement, nous nous retrouvons avec des milliers d'anciens manuels invendus, ce qui peut entraîner des pertes de plusieurs centaines de millions de F CFA. Je demande donc aux parents de faire preuve de compréhension. Didactikos travaille avec des établissements auxquels ils ont fait confiance pour l'éducation de leurs enfants. Il faut aussi comprendre que l'éducation est un investissement et non une simple dépense.