Maroc: l'éducation, l'une des préoccupations majeures à quelques jours des élections législatives

À l’approche des élections législatives du 23 septembre au Maroc, l’éducation reste l’une des préoccupations majeures de la population. Depuis le début des années 2000, l’enseignement privé ne cesse de progresser face à un système public très critiqué. Beaucoup de Marocains ne croient plus en sa capacité à former la jeunesse.



C’est la rentrée, dans une librairie du centre-ville. Dounia est venue acheter les manuels de ses deux enfants, inscrits dans une école privée : « On aimerait bien scolariser nos enfants à l’école publique où nous avons été nous-même, mais ce que nous constatons c’est que ce n’est plus comme avant, surtout le niveau scolaire. »
 
Dounia paie un peu plus de 300 euros par mois : « J’espère qu’il y aura une réforme de l’école publique, car à ce moment-là, on ne sera plus obligés de dépenser des sommes énormes chaque année. Évidemment, si un parti propose d’améliorer l’école publique, je vais voter pour lui ! »
 
Dounia aura l’embarras du choix mercredi dans l’isoloir. Les plus grands partis du Maroc ont tous intégré l’école publique à leur programme. Les mesures sont les plus ambitieuses et les mieux chiffrées à gauche.
 
Des attentes immenses aussi du côté de l'université publique
Du côté de l’enseignement supérieur, les attentes sont immenses également. « La véritable question pour nous est de savoir quelle place le prochain gouvernement accordera à l'université publique, estime Mustapha Azaitraoui, vice-secrétaire général du syndicat SNESup. Il devra donc ouvrir un dialogue sérieux sur les réformes à venir. »
 
L’enjeu pour l’université publique est actuellement l’application de la loi 59-24 adoptée en août 2025. Très critiquée par les syndicats, elle redéfinit le cadre général de l’université marocaine. 
 


Dimanche 20 Septembre 2026 10:55


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