Maurice: les autorités du pays saluent le revirement de Donald Trump sur Diego Garcia

​Après avoir qualifié, en janvier 2026, l’accord de rétrocession de l’archipel des Chagos entre Maurice et le Royaume-Uni de « grande stupidité », le président américain Trump opère un revirement. Il a déclaré sur son réseau social Truth Social - dans la nuit du jeudi 5 au vendredi 6 février - comprendre l’utilité de cet accord pour Washington, tout en rappelant l’importance stratégique de Diego Garcia, principale île de l’archipel qui abrite une base militaire américaine. Les autorités mauriciennes saluent la nouvelle prise de position de Donald Trump.



La réaction ne s’est pas fait attendre à Port-Louis après la sortie publique de Donald Trump sur le dossier des Chagos. L’Attorney General (équivalent mauricien du ministre de la Justice) Gavin Glover affirme que Maurice est extrêmement contente de la nouvelle position de Trump, qui clarifie la situation des États-Unis qui ont « clairement compris que c’était le meilleur deal possible pour les Mauriciens et les Britanniques ».
 
« La vérité a triomphé »
Il souligne aussi que le pays est conscient qu’il faut travailler en partenariat avec Washington et Londres pour que ce traité soit une réussite et pour que le processus de relogement des Chagossiens déportés - durant les années 70 - puisse se faire dans les meilleures conditions. Du côté des Chagossiens, Olivier Bancoult, leader du Groupe réfugiés Chagos, se réjouit : « La vérité a triomphé ».
 
« Des discussions très productives »
Olivier Bancoult espère une reprise rapide des débats au Parlement britannique, dont la Chambre des lords avait suspendu le processus de restitution de l’archipel après les premiers propos du président américain. Dans son message sur son réseau social, Donald Trump a évoqué « des discussions très productives » après des échanges avec le Premier ministre britannique Keir Starmer sur Diego Garcia. L’accord conclu par Londres est, selon lui, le « meilleur qui pouvait être obtenu ». Il a toutefois prévenu qu’il se réservait le droit de renforcer militairement la présence américaine en cas de menace sur la base.

RFI

Samedi 7 Février 2026 08:27


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