La délégation devait rencontrer les autorités mauritaniennes et l’ambassadeur de France. Après être sorti de l'aéroport, Jean-Marc Pelenc se dirigeait vers Nouakchott lorsqu’un policier l'a interpellé et lui a fait faire demi-tour. L'expulsion n'est pas passée inaperçue. Les autorités mauritaniennes ont toutefois assuré à l’ambassade de France que le militant des droits de l’homme pouvait revenir pour effectuer sa mission.
Le président de la section française du mouvement abolitionniste mauritanien IRA a tenté de venir en Mauritanie en 2017 et en 2018 sans jamais y parvenir. Suite au changement de régime, intervenu l’an dernier, il a préparé cette mission avec ses collègues dont le secrétaire général d’IRA France, le docteur Bruno Canevinc.
« Le premier avion à destination de Marseille... »
Celui-ci revient sur les désagréments subis par son président à l’aéroport de Nouakchott, avant son expulsion : « Il a été maintenu pendant un très long moment dans un bureau dans lequel un fonctionnaire lui a posé quelques questions, absolument sans intérêt, sur son activité professionnelle. Il ne lui a rien demandé sur ce qu’il souhaitait faire en Mauritanie ni sur les raisons de son séjour. Au bout d'un long moment, il lui a signifié qu’il allait être expulsé et il a donc été obligé de prendre le premier avion à destination de Marseille, sans même pouvoir boire un verre d’eau et sans même pouvoir récupérer ses bagages puisqu’il n’avait absolument aucune affaire sur lui », a précisé Bruno Canevinc.
Jean-Marc Pelenc a été « expulsé par erreur », selon son secrétaire général qui cite le ministre mauritanien des Affaires étrangères. « Le ministre des Affaires étrangères a dit que notre délégation d’IRA était la bienvenue et que Jean-Marc Pelenc pouvait, dès aujourd’hui, revenir en Mauritanie où il serait accueilli de façon à corriger cette erreur », a-t-il ajouté. À Nouakchott, Biram Dah Abeid et les autres membres d’IRA France attendent le retour prochain de leur collègue refoulé.