Le Centre d’études stratégiques de La Haye (HCSS) a publié un nouveau rapport intitulé « partenariat gagnant-gagnant pour les matières premières critiques : un levier pour la coopération Europe-Afrique de l’Ouest ». Dans cette étude, les auteurs appellent l'Union européenne et les Pays-Bas à repenser de toute urgence leurs relations avec l’Afrique de l'Ouest. Face à une domination chinoise écrasante sur les métaux indispensables à la transition énergétique, les experts plaident pour des partenariats « gagnant-gagnant » centrés sur la valeur ajoutée locale. Alors que la demande mondiale pour le lithium, le cobalt et le graphite explose, l'Europe se trouve à la traîne dans une région pourtant riche en ressources. Le HCSS identifie l'Afrique de l'Ouest « comme un partenaire stratégique encore sous-estimé, capable d'offrir une alternative à la dépendance vis-à-vis de Pékin».
L'étude a passé au crible onze pays de la région selon deux critères : leur affinité politique avec l'Europe et leur potentiel minéral. Quatre nations sortent du lot : Le Ghana et le Sénégal sont désignés comme les partenaires les plus prometteurs en raison de leur stabilité démocratique et de leur alignement sur les valeurs européennes. Le Ghana, premier producteur d'or du continent, mise désormais sur le lithium, tandis que le Sénégal possède d'importantes réserves de phosphates et de titane. Le Nigéria et la Côte d'Ivoire, bien que confrontés à des défis de gouvernance plus marqués, sont jugés incontournables. Le Nigéria tente de diversifier son économie vers le lithium et le nickel, tandis que la Côte d'Ivoire voit sa production minière croître de manière fulgurante.
Pour les auteurs du rapport, l'Europe doit répondre à cette ambition en investissant dans les infrastructures de transformation. « Il ne s'agit pas seulement de sécuriser des approvisionnements, mais de soutenir un développement durable qui profite réellement aux populations locales », souligne l'étude.
Le rapport note que l'Europe arrive sur un terrain déjà largement occupé. En Côte d'Ivoire, au Ghana et en Guinée, la Chine contrôle déjà des pans entiers de l'industrie du manganèse et de la bauxite. À l'inverse, des pays comme le Mali, le Niger et le Burkina Faso sont jugés « à faible potentiel » de partenariat par le HCSS en raison de leur hostilité croissante envers les puissances occidentales et de leur instabilité politique. Le HCSS recommande une approche « Team Europe » plus proactive: Soutenir l'exploration géologique car de nombreuses réserves restent mal cartographiées au Sénégal et en Côte d'Ivoire. Le rapport suggère également le renforcement de la coopération régionale avec la CEDEAO pour harmoniser les réglementations minières et éviter une compétition destructrice entre voisins.
L'étude a passé au crible onze pays de la région selon deux critères : leur affinité politique avec l'Europe et leur potentiel minéral. Quatre nations sortent du lot : Le Ghana et le Sénégal sont désignés comme les partenaires les plus prometteurs en raison de leur stabilité démocratique et de leur alignement sur les valeurs européennes. Le Ghana, premier producteur d'or du continent, mise désormais sur le lithium, tandis que le Sénégal possède d'importantes réserves de phosphates et de titane. Le Nigéria et la Côte d'Ivoire, bien que confrontés à des défis de gouvernance plus marqués, sont jugés incontournables. Le Nigéria tente de diversifier son économie vers le lithium et le nickel, tandis que la Côte d'Ivoire voit sa production minière croître de manière fulgurante.
Pour les auteurs du rapport, l'Europe doit répondre à cette ambition en investissant dans les infrastructures de transformation. « Il ne s'agit pas seulement de sécuriser des approvisionnements, mais de soutenir un développement durable qui profite réellement aux populations locales », souligne l'étude.
Le rapport note que l'Europe arrive sur un terrain déjà largement occupé. En Côte d'Ivoire, au Ghana et en Guinée, la Chine contrôle déjà des pans entiers de l'industrie du manganèse et de la bauxite. À l'inverse, des pays comme le Mali, le Niger et le Burkina Faso sont jugés « à faible potentiel » de partenariat par le HCSS en raison de leur hostilité croissante envers les puissances occidentales et de leur instabilité politique. Le HCSS recommande une approche « Team Europe » plus proactive: Soutenir l'exploration géologique car de nombreuses réserves restent mal cartographiées au Sénégal et en Côte d'Ivoire. Le rapport suggère également le renforcement de la coopération régionale avec la CEDEAO pour harmoniser les réglementations minières et éviter une compétition destructrice entre voisins.