Alors que la transition énergétique mondiale s'accélère, un nouveau rapport de l’Africa Finance Corporation (AFC) dévoile l’ampleur colossale des ressources minérales du continent. Selon l'édition 2026 du Compendium des Minéraux Stratégiques, le continent détient environ 30 % des réserves mondiales, une richesse estimée à 29 500 milliards de dollars et «ne peut plus se contenter d’être la "mine du monde"». Pourtant, une part immense de ce trésor, environ 8 600 milliards de dollars, dort encore sous terre, faute d'investissements et d'infrastructures adéquates.
L’originalité du rapport réside dans sa définition du mot "stratégique". Si le monde entier lorgne sur le lithium et le cobalt africains pour les batteries électriques, l'AFC appelle les dirigeants du continent à prioriser les minéraux nécessaires à leur propre développement : le fer pour l'acier, les phosphates pour les engrais, et le cuivre pour les réseaux électriques nationaux.
Le rapport souligne un paradoxe frappant : en exportant son minerai de fer brut, l'Afrique passe à côté d'une manne financière historique. Si ce fer était transformé localement en acier, sa valeur totale passerait de 2 800 milliards à 25 400 milliards de dollars. Ce "multiplicateur de valeur" est la clé pour sortir le continent de la dépendance aux exportations de matières premières.
Pour débloquer ce potentiel, le rapport suggère trois obstacles majeurs qui doivent être levés. Il s’agit du coût élevé et l'instabilité de l'électricité restent le principal frein à l'installation d'usines de transformation. Le rapport préconise une évolution des chemins de fer. Il faut passer d'un modèle "mine-vers-port" (exportation pure) à des "épines dorsales d'intégration" reliant les régions industrielles entre elles. “L'Afrique ne reçoit que 10 % des budgets mondiaux d'exploration.
Pour attirer les capitaux, les États doivent moderniser leurs données géologiques afin de réduire les risques pour les investisseurs”. Enfin, le rapport met en avant une stratégie monétaire audacieuse. En s'inspirant du modèle ghanéen (le "GoldBod"), les pays africains pourraient utiliser leurs réserves d'or pour stabiliser leurs monnaies et renforcer leurs réserves de change, transformant un métal précieux en un outil de résilience macroéconomique.
L’originalité du rapport réside dans sa définition du mot "stratégique". Si le monde entier lorgne sur le lithium et le cobalt africains pour les batteries électriques, l'AFC appelle les dirigeants du continent à prioriser les minéraux nécessaires à leur propre développement : le fer pour l'acier, les phosphates pour les engrais, et le cuivre pour les réseaux électriques nationaux.
Le rapport souligne un paradoxe frappant : en exportant son minerai de fer brut, l'Afrique passe à côté d'une manne financière historique. Si ce fer était transformé localement en acier, sa valeur totale passerait de 2 800 milliards à 25 400 milliards de dollars. Ce "multiplicateur de valeur" est la clé pour sortir le continent de la dépendance aux exportations de matières premières.
Pour débloquer ce potentiel, le rapport suggère trois obstacles majeurs qui doivent être levés. Il s’agit du coût élevé et l'instabilité de l'électricité restent le principal frein à l'installation d'usines de transformation. Le rapport préconise une évolution des chemins de fer. Il faut passer d'un modèle "mine-vers-port" (exportation pure) à des "épines dorsales d'intégration" reliant les régions industrielles entre elles. “L'Afrique ne reçoit que 10 % des budgets mondiaux d'exploration.
Pour attirer les capitaux, les États doivent moderniser leurs données géologiques afin de réduire les risques pour les investisseurs”. Enfin, le rapport met en avant une stratégie monétaire audacieuse. En s'inspirant du modèle ghanéen (le "GoldBod"), les pays africains pourraient utiliser leurs réserves d'or pour stabiliser leurs monnaies et renforcer leurs réserves de change, transformant un métal précieux en un outil de résilience macroéconomique.