Modou Diagne Fada, membre du Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR), a réaffirmé la position de l'opposition concernant les réformes du code électoral, estimant que toute modification de ce texte fondamental doit résulter d'un consensus entre les différents acteurs politiques.
« Pour nous, tout ce qui touche au code électoral doit être consensuel », a-t-il déclaré ce dimanche sur la RFM, dans l’émission « Grand Jury ».
Le président du parti Les Démocrates Réformateurs (LDR/Yeesal) est revenu sur les relations entre le FDR et l’ancien ministre de l'Intérieur, Me Bamba Cissé, qui selon lui, répondait aux courriers que son organisation lui envoyait. « Pour la première fois, le FDR a adressé une lettre et il a répondu. D'habitude, depuis leur arrivée au pouvoir, les autorités ne répondaient pas à nos courriers », a-t-il affirmé.
Selon lui, si l’actuel ministre de l’Intérieur, Makhtar Cissé, organisait un dialogue sur les réformes du code électoral, l'opposition est disposée à prendre part à ces discussions « Si demain encore l'actuel ministre de l'Intérieur appelle à des concertations autour du code électoral, à des revues autour du code électoral, il y a de fortes chances que l'opposition y participe, et que toute l'opposition y participe », a-t-il indiqué.
Avant d’ajouter que : « Nous sommes dans un pays de dialogue, nous sommes dans un pays de concertation et si nous sentons que le pays a besoin d'un dialogue entre l'opposition et le pouvoir, si les conditions sont remplies, encore une fois, nous dialoguons ».
Évoquant les précédentes démarches entreprises par sa plateforme auprès du chef de l'État, Modou Diagne Fada a regretté l'absence de réaction aux courriers transmis. Il a notamment indiqué qu'une lettre fermée puis une lettre ouverte adressées au Président de la République, Diomaye Faye, étaient restées sans suite. « Si nous, nous adressons un courrier au chef de l'État, une plateforme de 180 partis, il dit qu'il n'a pas reçu, qu'il n'était pas au courant. C'est un problème », a-t-il déploré.
Sur la question des modifications faites sur les articles L29 et L30 du code électoral, le responsable politique a précisé que l'opposition contestait davantage la méthode employée que le contenu des réformes. « Ce que nous avions dénoncé, c'est moins le contenu que la démarche. Pour nous, tout ce qui touche au code électoral doit être consensuel », a-t-il soutenu.
Selon Modou Diagne Fada, cette exigence de consensus vise à prévenir les tensions préélectorales et postélectorales. « Pour nous donc, au niveau de l'opposition, on ne doit pas toucher au code électoral sans l'accord des principaux acteurs. Il ne s'agit pas de majorité mécanique ou de majorité à l'Assemblée nationale », a-t-il avancé, estimant « qu'aucune majorité parlementaire ne devrait modifier seule les règles du jeu électoral ».
Pour soutenir son argumentation, il a rappelé les pratiques des anciens régimes. « Le président Diouf disposait d'une majorité à l'Assemblée nationale, mais en 1992, il a dit : "Le code consensuel, je n'y touche pas". Le président Wade disposait aussi d'une majorité mécanique, mais à chaque fois qu'il a fallu modifier le code électoral, on s'est rencontrés autour du ministère de l'Intérieur », a-t-il rappelé.
Pour Diagne Fada, l'actuelle majorité ne doit pas se prévaloir de sa domination parlementaire pour imposer unilatéralement des changements aux textes électoraux. « Donc, ce n'est pas maintenant qu'on accepterait que l'actuel régime, prétextant du fait qu'il dispose d'une majorité à l'Assemblée nationale même pour modifier la Constitution, pour modifier les lois que cette majorité va faire ce qu'elle veut », a-t-il prévenu.
« Pour nous, tout ce qui touche au code électoral doit être consensuel », a-t-il déclaré ce dimanche sur la RFM, dans l’émission « Grand Jury ».
Le président du parti Les Démocrates Réformateurs (LDR/Yeesal) est revenu sur les relations entre le FDR et l’ancien ministre de l'Intérieur, Me Bamba Cissé, qui selon lui, répondait aux courriers que son organisation lui envoyait. « Pour la première fois, le FDR a adressé une lettre et il a répondu. D'habitude, depuis leur arrivée au pouvoir, les autorités ne répondaient pas à nos courriers », a-t-il affirmé.
Selon lui, si l’actuel ministre de l’Intérieur, Makhtar Cissé, organisait un dialogue sur les réformes du code électoral, l'opposition est disposée à prendre part à ces discussions « Si demain encore l'actuel ministre de l'Intérieur appelle à des concertations autour du code électoral, à des revues autour du code électoral, il y a de fortes chances que l'opposition y participe, et que toute l'opposition y participe », a-t-il indiqué.
Avant d’ajouter que : « Nous sommes dans un pays de dialogue, nous sommes dans un pays de concertation et si nous sentons que le pays a besoin d'un dialogue entre l'opposition et le pouvoir, si les conditions sont remplies, encore une fois, nous dialoguons ».
Évoquant les précédentes démarches entreprises par sa plateforme auprès du chef de l'État, Modou Diagne Fada a regretté l'absence de réaction aux courriers transmis. Il a notamment indiqué qu'une lettre fermée puis une lettre ouverte adressées au Président de la République, Diomaye Faye, étaient restées sans suite. « Si nous, nous adressons un courrier au chef de l'État, une plateforme de 180 partis, il dit qu'il n'a pas reçu, qu'il n'était pas au courant. C'est un problème », a-t-il déploré.
Sur la question des modifications faites sur les articles L29 et L30 du code électoral, le responsable politique a précisé que l'opposition contestait davantage la méthode employée que le contenu des réformes. « Ce que nous avions dénoncé, c'est moins le contenu que la démarche. Pour nous, tout ce qui touche au code électoral doit être consensuel », a-t-il soutenu.
Selon Modou Diagne Fada, cette exigence de consensus vise à prévenir les tensions préélectorales et postélectorales. « Pour nous donc, au niveau de l'opposition, on ne doit pas toucher au code électoral sans l'accord des principaux acteurs. Il ne s'agit pas de majorité mécanique ou de majorité à l'Assemblée nationale », a-t-il avancé, estimant « qu'aucune majorité parlementaire ne devrait modifier seule les règles du jeu électoral ».
Pour soutenir son argumentation, il a rappelé les pratiques des anciens régimes. « Le président Diouf disposait d'une majorité à l'Assemblée nationale, mais en 1992, il a dit : "Le code consensuel, je n'y touche pas". Le président Wade disposait aussi d'une majorité mécanique, mais à chaque fois qu'il a fallu modifier le code électoral, on s'est rencontrés autour du ministère de l'Intérieur », a-t-il rappelé.
Pour Diagne Fada, l'actuelle majorité ne doit pas se prévaloir de sa domination parlementaire pour imposer unilatéralement des changements aux textes électoraux. « Donc, ce n'est pas maintenant qu'on accepterait que l'actuel régime, prétextant du fait qu'il dispose d'une majorité à l'Assemblée nationale même pour modifier la Constitution, pour modifier les lois que cette majorité va faire ce qu'elle veut », a-t-il prévenu.