Le président d’Horizon Sans Frontières tire la sonnette d’alarme sur la banalisation des « discours hostiles aux étrangers au Sénégal ». Dans une tribune publiée ce 11 août 2026, le chercheur en migrations internationales Boubacar Sèye interpelle directement le chef de l'État Bassirou Diomaye Faye.
Il dénonce l'attribution des difficultés économiques nationales aux ressortissants étrangers et appelle la présidence de la République à fixer les limites entre patriotisme et rejet de l'autre. « Au Sénégal, nous assistons depuis quelque temps à une banalisation préoccupante de discours qui désignent l'étranger comme responsable de nos difficultés économiques, de notre chômage, de l'insécurité ou de la pression exercée sur nos services publics », constate Boubacar Sèye.
Selon l'expert, le chômage, la crise du logement ou l'accès aux soins s'expliquent par des enjeux de gouvernance et de politiques publiques, et non par la présence des communautés sous-régionales. « Désigner l'étranger comme responsable de tout est peut-être politiquement facile. Mais c'est intellectuellement dangereux et économiquement inefficace », affirme le président-fondateur d'Horizon Sans Frontières.
L'auteur rappelle que des millions de Sénégalais vivent à l'étranger et peuvent eux-mêmes subir le racisme. Il demande à l'État de maintenir la fermeté face aux réseaux d'émigration irrégulière tout en luttant contre la haine.Pour répondre à cette situation, Boubacar Sèye propose la création d'un Observatoire national du racisme, de la xénophobie et des discours de haine. Il préconise aussi l'organisation d'un débat national réunissant l'État, les universitaires et la société civile, ainsi que l'intégration de modules d'éducation à la tolérance dans les programmes scolaires.
« Le véritable patriotisme ne consiste pas à chercher un étranger à détester. Il consiste à construire un pays dont nous n'avons pas besoin de défendre l'identité par la haine de l'autre », conclut le dirigeant de l'organisation.
Il dénonce l'attribution des difficultés économiques nationales aux ressortissants étrangers et appelle la présidence de la République à fixer les limites entre patriotisme et rejet de l'autre. « Au Sénégal, nous assistons depuis quelque temps à une banalisation préoccupante de discours qui désignent l'étranger comme responsable de nos difficultés économiques, de notre chômage, de l'insécurité ou de la pression exercée sur nos services publics », constate Boubacar Sèye.
Selon l'expert, le chômage, la crise du logement ou l'accès aux soins s'expliquent par des enjeux de gouvernance et de politiques publiques, et non par la présence des communautés sous-régionales. « Désigner l'étranger comme responsable de tout est peut-être politiquement facile. Mais c'est intellectuellement dangereux et économiquement inefficace », affirme le président-fondateur d'Horizon Sans Frontières.
L'auteur rappelle que des millions de Sénégalais vivent à l'étranger et peuvent eux-mêmes subir le racisme. Il demande à l'État de maintenir la fermeté face aux réseaux d'émigration irrégulière tout en luttant contre la haine.Pour répondre à cette situation, Boubacar Sèye propose la création d'un Observatoire national du racisme, de la xénophobie et des discours de haine. Il préconise aussi l'organisation d'un débat national réunissant l'État, les universitaires et la société civile, ainsi que l'intégration de modules d'éducation à la tolérance dans les programmes scolaires.
« Le véritable patriotisme ne consiste pas à chercher un étranger à détester. Il consiste à construire un pays dont nous n'avons pas besoin de défendre l'identité par la haine de l'autre », conclut le dirigeant de l'organisation.