Mohamet Fadel Bodian, membre du Collectif des familles de victimes et coordinateur de la structure dans le département de Ziguinchor, a réaffirmé, ce jeudi, les principales revendications des familles touchées par les violences survenues entre 2021 et 2024. Représentant la famille de Famara Goudiaby, son cousin décédé lors de ces événements, il appelle les nouvelles autorités à accélérer les procédures judiciaires afin de faire toute la lumière sur ces drames.
« Il est nécessaire que la lumière soit faite sur les impunités liées aux événements des trois dernières années, notamment le massacre de mars 2021. Lors de sa prestation de serment, le président Bassirou Diomaye Faye avait promis que toute la lumière serait faite. Nous sommes bientôt à deux ans de son investiture et, jusqu'à présent, rien n'a été fait. Tout ce que nous demandons, c'est que justice soit rendue pour nos enfants, nos frères et nos sœurs tombés entre 2021 et 2024 », a-t-il déclaré en marge de la conférence de presse organisée par le Collectif des Familles des Martyrs, le Collectif des Victimes de Macky Sall et l'Initiative Zéro Impunité.
Interrogé sur la visite annoncée de l'ancien président Macky Sall avec le Président Diomaye Faye dans le cadre de sa campagne pour le poste de secrétaire général des Nations unies, le cousin de Famara Goudiaby a affirmé ne nourrir aucune animosité personnelle à son égard. Néamoins, il a estimé qu'il porte une responsabilité morale dans les événements survenus durant son mandat.
« Je n'ai rien contre la personne de Macky Sall. C'est un Sénégalais qui peut revenir dans son pays comme bon lui semble. Mais tout ce qui s'est passé l'a été sous son magistère. Même si les responsabilités judiciaires ne sont pas encore établies, je pense qu'en tant que président de la République, il est comptable moralement de ce qui s'est produit », a-t-il soutenu.
Le représentant des familles de victimes a également déploré la décision du président Bassirou Diomaye Faye de recevoir son prédécesseur, qu'il considère comme une contradiction avec les engagements pris en faveur de la justice.
« Nous dénonçons cette réception. À nos yeux, c'est une insulte et une provocation envers les familles des victimes. On ne peut pas accueillir en grande pompe celui qui dirigeait le pays au moment des faits alors que la justice n'a toujours pas établi les responsabilités. Nous demandons également au président de ne pas soutenir une éventuelle candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies », a-t-il déclaré.
Concernant la suite de leur mobilisation, Mohamet Fadel Bodian a indiqué que le Collectif poursuit ses démarches avec l'appui d'Amnesty International et prévoit plusieurs actions dans les semaines à venir.
« Amnesty International nous accompagne depuis le début et nous oriente sur les démarches à entreprendre. Un plan d'action est déjà défini. Des initiatives seront annoncées prochainement, notamment des actions devant le siège des Nations unies à Genève. Nous informerons l'opinion publique des prochaines étapes au moment opportun », a-t-il expliqué.
Revenant sur les propos de Seydi Gassama, selon lesquels toutes les victimes n'étaient pas des militants de Pastef, il a confirmé cette réalité en prenant l'exemple de son cousin, Famara Goudiaby. Il a expliqué que ce dernier n'était pas membre de Pastef, mais qu'il a tout de même perdu la vie lors des manifestations.
« Je peux le confirmer. Mon cousin Famara n'était pas parti manifester. C'était un jeune diplômé qui venait d'obtenir son baccalauréat. Il s'était rendu à Bignona pour récupérer un extrait de naissance afin de constituer ses dossiers administratifs », a témoigné Mohamet Fadel Bodian, les larmes aux yeux.
Cette rencontre organisée par les collectifs avait pour objectif de dresser le bilan judiciaire des répressions survenues entre 2021 et 2024 et aussi d’expriemer leur ferme opposition au retour de l'ancien président Macky Sall au Sénégal, à l'occasion de son audience avec le président Bassirou Diomaye Faye.
« Il est nécessaire que la lumière soit faite sur les impunités liées aux événements des trois dernières années, notamment le massacre de mars 2021. Lors de sa prestation de serment, le président Bassirou Diomaye Faye avait promis que toute la lumière serait faite. Nous sommes bientôt à deux ans de son investiture et, jusqu'à présent, rien n'a été fait. Tout ce que nous demandons, c'est que justice soit rendue pour nos enfants, nos frères et nos sœurs tombés entre 2021 et 2024 », a-t-il déclaré en marge de la conférence de presse organisée par le Collectif des Familles des Martyrs, le Collectif des Victimes de Macky Sall et l'Initiative Zéro Impunité.
Interrogé sur la visite annoncée de l'ancien président Macky Sall avec le Président Diomaye Faye dans le cadre de sa campagne pour le poste de secrétaire général des Nations unies, le cousin de Famara Goudiaby a affirmé ne nourrir aucune animosité personnelle à son égard. Néamoins, il a estimé qu'il porte une responsabilité morale dans les événements survenus durant son mandat.
« Je n'ai rien contre la personne de Macky Sall. C'est un Sénégalais qui peut revenir dans son pays comme bon lui semble. Mais tout ce qui s'est passé l'a été sous son magistère. Même si les responsabilités judiciaires ne sont pas encore établies, je pense qu'en tant que président de la République, il est comptable moralement de ce qui s'est produit », a-t-il soutenu.
Le représentant des familles de victimes a également déploré la décision du président Bassirou Diomaye Faye de recevoir son prédécesseur, qu'il considère comme une contradiction avec les engagements pris en faveur de la justice.
« Nous dénonçons cette réception. À nos yeux, c'est une insulte et une provocation envers les familles des victimes. On ne peut pas accueillir en grande pompe celui qui dirigeait le pays au moment des faits alors que la justice n'a toujours pas établi les responsabilités. Nous demandons également au président de ne pas soutenir une éventuelle candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies », a-t-il déclaré.
Concernant la suite de leur mobilisation, Mohamet Fadel Bodian a indiqué que le Collectif poursuit ses démarches avec l'appui d'Amnesty International et prévoit plusieurs actions dans les semaines à venir.
« Amnesty International nous accompagne depuis le début et nous oriente sur les démarches à entreprendre. Un plan d'action est déjà défini. Des initiatives seront annoncées prochainement, notamment des actions devant le siège des Nations unies à Genève. Nous informerons l'opinion publique des prochaines étapes au moment opportun », a-t-il expliqué.
Revenant sur les propos de Seydi Gassama, selon lesquels toutes les victimes n'étaient pas des militants de Pastef, il a confirmé cette réalité en prenant l'exemple de son cousin, Famara Goudiaby. Il a expliqué que ce dernier n'était pas membre de Pastef, mais qu'il a tout de même perdu la vie lors des manifestations.
« Je peux le confirmer. Mon cousin Famara n'était pas parti manifester. C'était un jeune diplômé qui venait d'obtenir son baccalauréat. Il s'était rendu à Bignona pour récupérer un extrait de naissance afin de constituer ses dossiers administratifs », a témoigné Mohamet Fadel Bodian, les larmes aux yeux.
Cette rencontre organisée par les collectifs avait pour objectif de dresser le bilan judiciaire des répressions survenues entre 2021 et 2024 et aussi d’expriemer leur ferme opposition au retour de l'ancien président Macky Sall au Sénégal, à l'occasion de son audience avec le président Bassirou Diomaye Faye.