La crise au Moyen-Orient provoque une onde de choc sur les marchés pétroliers. Ce lundi 2 mars, les cours de l’or noir ont bondi de plus de 7 %, portés par les craintes d'une rupture d'approvisionnement massive via le détroit d’Ormuz. Dès l'ouverture des marchés ce lundi, la tension était palpable. Le baril de Brent de la mer du Nord a ouvert au-delà des 82 dollars, marquant une progression fulgurante par rapport aux 72 dollars de vendredi dernier. À 6h30 (GMT), il s’établissait à 78,37 dollars (+7,56 %), tandis que le WTI américain grimpait de 7,21% pour atteindre 71,82 dollars. Cette flambée fait suite aux frappes menées durant le week-end par les forces américaines et israéliennes contre des infrastructures en Iran, l'un des dix plus grands producteurs mondiaux (3,1 millions de barils/jour).
Le point de friction reste le détroit d’Ormuz. Avec environ 20 millions de barils y transitant quotidiennement, soit 20 % de la consommation mondiale, son blocage partiel ou total paralyse le transport maritime. L'Organisation maritime internationale (OMI) a d'ailleurs conseillé aux compagnies d'éviter la zone après l'attaque de deux navires dimanche. Selon les experts de Rystad Energy, même avec des routes alternatives, le marché ferait face à une perte nette de 8 à 10 millions de barils par jour.
D’autres divergent sur la durée de cette crise. Eurasia Group prévient : «En cas d'interruption prolongée ou d'attaques directes sur les installations, le brut pourrait rapidement grimper jusqu'à 100 dollars le baril», un niveau inédit depuis le début du conflit en Ukraine. Saxo Markets souligne que la hausse des primes d'assurance et la modification des itinéraires maintiendront des coûts de fret élevés à moyen terme. Oxford Economics tempère toutefois, estimant qu'un blocus naval iranien prolongé est peu probable face à la pression diplomatique et militaire des grandes puissances.
Dans cette crise, la Chine apparaît comme la première victime potentielle, l'Iran représentant 13 % de ses importations maritimes. À l'inverse, TD Securities note que la Russie pourrait bénéficier de ce chaos, l'Inde et la Chine risquant de se tourner vers le brut de l'Oural pour compenser. Côté politique, l'analyste Michelle Brouhard de Kpler rappelle que des prix élevés constituent le « talon d'Achille » de Donald Trump, suggérant que Téhéran pourrait utiliser l'arme énergétique pour faire pression sur Washington. La flambée des prix du pétrole vers les 100 dollars le baril suite aux tensions en Iran pourrait créer un choc asymétrique en Afrique subsaharienne. Si quelques pays producteurs n’ont pas encore signalé l’impact, la majorité des pays vulnérables aux crises exogènes font face à une menace inflationniste et budgétaire.
Le point de friction reste le détroit d’Ormuz. Avec environ 20 millions de barils y transitant quotidiennement, soit 20 % de la consommation mondiale, son blocage partiel ou total paralyse le transport maritime. L'Organisation maritime internationale (OMI) a d'ailleurs conseillé aux compagnies d'éviter la zone après l'attaque de deux navires dimanche. Selon les experts de Rystad Energy, même avec des routes alternatives, le marché ferait face à une perte nette de 8 à 10 millions de barils par jour.
D’autres divergent sur la durée de cette crise. Eurasia Group prévient : «En cas d'interruption prolongée ou d'attaques directes sur les installations, le brut pourrait rapidement grimper jusqu'à 100 dollars le baril», un niveau inédit depuis le début du conflit en Ukraine. Saxo Markets souligne que la hausse des primes d'assurance et la modification des itinéraires maintiendront des coûts de fret élevés à moyen terme. Oxford Economics tempère toutefois, estimant qu'un blocus naval iranien prolongé est peu probable face à la pression diplomatique et militaire des grandes puissances.
Dans cette crise, la Chine apparaît comme la première victime potentielle, l'Iran représentant 13 % de ses importations maritimes. À l'inverse, TD Securities note que la Russie pourrait bénéficier de ce chaos, l'Inde et la Chine risquant de se tourner vers le brut de l'Oural pour compenser. Côté politique, l'analyste Michelle Brouhard de Kpler rappelle que des prix élevés constituent le « talon d'Achille » de Donald Trump, suggérant que Téhéran pourrait utiliser l'arme énergétique pour faire pression sur Washington. La flambée des prix du pétrole vers les 100 dollars le baril suite aux tensions en Iran pourrait créer un choc asymétrique en Afrique subsaharienne. Si quelques pays producteurs n’ont pas encore signalé l’impact, la majorité des pays vulnérables aux crises exogènes font face à une menace inflationniste et budgétaire.