Moyen-Orient: plus de 900 bateaux toujours bloqués dans le golfe Persique

Un responsable militaire iranien a jugé, samedi 2 mai, « probable » une reprise du conflit avec les États-Unis, alors que Donald Trump a dit n'être « pas satisfait » d'une nouvelle offre de l'Iran pour relancer les négociations de paix. Selon AXSMarine, spécialisée dans le suivi maritime, 913 bateaux commerciaux se trouvaient toujours dans le golfe Persique à la fin avril.



 
Ce qu'il faut retenir
► Donald Trump a estimé vendredi 1er mai que les hostilités contre l'Iran étaient « terminées » dans une lettre envoyée au Congrès américain, affirmant ainsi se conformer à la loi qui exige que le président américain obtienne l'autorisation du Congrès pour prolonger un conflit au-delà de 60 jours.
 
► Si la trêve entre les États-Unis et l'Iran a été prolongée sine die, les deux camps n'arrivent toujours pas à s'entendre pour reprendre leurs négociations, après une première session infructueuse le 11 avril au Pakistan. Le président américain s'est dit vendredi « pas satisfait » de la dernière proposition iranienne destinée à relancer les négociations deux mois après le début de la guerre.
 
►L'armée israélienne continue de bombarder le sud du Liban. Plus de 2 600 personnes ont été tuées dans le pays depuis qu'Israël a lancé le 2 mars une nouvelle campagne militaire aérienne et terrestre, disant vouloir neutraliser le Hezbollah pro-iranien, et au moins 13 personnes sont mortes ce 1er mai, selon l'Agence nationale d'information libanaise.
 
 
Mirjana Spoljaric était l’invitée de RFI, samedi 2 mai 2026, après une visite officielle en Iran. Elle revient sur ses observations sur le terrain, la situation humanitaire et économique des populations, les conditions d’accès à l’aide et les conséquences d’une éventuelle reprise des hostilités, tout en plaidant pour une solution négociée.
 
À la fin avril, plus de 900 bateaux toujours bloqués dans le golfe Persique
Les autorités américaines, qui bloquent les ports iraniens, ont mis en garde les navires qui paieraient un droit de passage à Téhéran pour passer le détroit d'Ormuz, toujours bloqué. Après deux mois de guerre, des centaines de bateaux sont quand même parvenus à emprunter le passage et à sortir du golfe Persique.
 
Il y a désormais quelques chiffres disponibles, notamment sur le nombre de navires présents dans le détroit d'Ormuz : l'entreprise spécialisée dans le suivi maritime AXSMarine a publié des données qui montrent que le 29 avril, 913 navires commerciaux se trouvaient toujours dans le golfe Persique, contre 1114, le 28 février, jour des premières frappes contre l'Iran.
 
Des chiffres qui ne distinguent pas les bateaux transportant du pétrole ou du gaz, des navires de travail, exploités par l'industrie pétrolière et qui n'ont pas vocation à quitter la région.
 
La société d'analyse de données maritimes Kpler parle d'environ 500 bateaux qui sont parvenus à sortir du détroit d’Ormuz depuis le 28 février. Parmi eux, des pétroliers sous sanctions. Ils pourraient constituer la moitié des traversées depuis le début de la guerre, selon certains analystes.
 
La part de navires naviguant avec un signal GPS désactivé ou falsifié atteint 31% contre 16% avant le début de la guerre au Moyen-Orient.
 
Bénin: les prix du carburant à la pompe revus à la hausse depuis le 1er mai
Face à la flambée des cours mondiaux du pétrole, exacerbée par les tensions persistantes au Moyen-Orient, le gouvernement béninois a annoncé jeudi 30 avril une révision tarifaire des produits pétroliers. Si tous les carburants ne sont pas logés à la même enseigne, c'est le pétrole lampant qui enregistre la hausse la plus significative, explique notre correspondant à Cotonou, Jean-Luc Aplogan.

RFI

Samedi 2 Mai 2026 17:40


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