Moussa Baldé, ministre de l'Agriculture
Le Syndicat national des techniciens et des travailleurs de l'agriculture du Sénégal (SYNTTAS) , à travers son délégué Djibril Diagne, a réagi suite aux propos de leur ministre de tutelle qui a contesté l a légalité de leur structure. Joint par PressAfrik, M. Diagne s'est étonné de la déclaration du ministre, et a demandé comment il (le ministre) peut en tant qu’autorité ne pas reconnaitre un syndicat avec qui il a dialogué. Pour une campagne agricole réussie, Diagne invite le ministre à faire annuler les mutations qu'il signe.
Le délégué syndical fait savoir que le Comité de dialogue évoqué par le ministre Baldé jeudi en conférence de presse, a été mis en place suite à des mots d’ordre de grève répétitifs de leur syndicat. « Et depuis 2019, il travaille avec ce même syndicat dans ce Comité de dialogue. Où nous avons tenu des rencontres qu’il a déléguées à son Secrétaire général en l’occurrence monsieur Pape Malick Ndao. Avec lui, on a tenu des rencontres avec l’ensemble des collecteurs nationaux et les Conseils techniques des ministres pour arriver à un draft qu’il a soumis au ministère des Finances ».
« Le récépissé est délivré par le ministère de l’Intérieur. Nous n'en avons pas encore. Mais nous avons notre reconnaissance juridique délivrée par le procureur de la République. Ce qui a été déposé depuis lors au ministère de l’Intérieur. Qu’est ce qui l’a bloqué on ne sait pas. Mais nous sommes affiliés à la Centrale le CNTS. Et un syndicat qui n’est pas reconnu ne peut pas affilier à une centrale », s’est –il-exclamé.
Concernant les mutations que le syndicat qualifie d'« arbitraires », Djibril Diagne de prévenir le ministre que si rien est fait, ils iront à une campagne morte cette année. « Il y a des personnes de bonne volonté qui sont au niveau du ministère. Ils sont en train de faire des médiations. Mais si ces actes de mutation ne sont pas annulés, nous irons jusqu’à la campagne morte. L’annulation pure et simple de ces actes administratifs qui ne sont pas légales, ni opportuns », tels sont les conditions exigées par le Syndicat pour arrêter la grève.
Mais s’empresse-t-il de dire que « cela n’enlève en rien les revendications qu’ils portent. Parce que le problème, ce ne sont pas les mutations. Nous, nous réclamons des indemnités, que lui-même (ministre) a reconnu. Mais je le rectifie, les agents du ministère de l’Agriculture n’ont aucune indemnité de logement et il a parlé de l’augmentation de ces indemnités, alors qu’ils n’existent même pas »
Selon le syndicaliste, Moussa Baldé confond les statuts de SAED (Société d'aménagement et d'exploitation des terres du delta) ou d'ISRA (Institut sénégalais de recherches agricoles) avec ceux des fonctionnaires. Il précise par cette même occasion qu’ils « n'ont pas le même statut et ils n’ont pas les mêmes règlementations. La SAED et ISRA ont des Comités d’administration, ils ont un budget autonome. Ces agents bénéficient d’indemnités, alors que ce n’est pas le cas avec les fonctionnaires du ministère de l’Agriculture .»
Pour rappel, Djibril Diagne et quatre autres de ses camarades qui s'activent dans le Syndicat national des travailleurs et techniciens de l'agriculture au Sénégal (SYNTTAS), ont récemment reçu des lettres d'affectation pour Tamba, Kédougou et Matam. Ils soupçonnent le ministre Moussa Baldé et son Secrétaire général de vouloir étouffer leur lutte pour l'amélioration des condition de travail des techniciens et travailleurs de l'Agriculture.
Le délégué syndical fait savoir que le Comité de dialogue évoqué par le ministre Baldé jeudi en conférence de presse, a été mis en place suite à des mots d’ordre de grève répétitifs de leur syndicat. « Et depuis 2019, il travaille avec ce même syndicat dans ce Comité de dialogue. Où nous avons tenu des rencontres qu’il a déléguées à son Secrétaire général en l’occurrence monsieur Pape Malick Ndao. Avec lui, on a tenu des rencontres avec l’ensemble des collecteurs nationaux et les Conseils techniques des ministres pour arriver à un draft qu’il a soumis au ministère des Finances ».
"Nous détenons une reconnaissance juridique délivrée par le procureur de la République"S’agissant de la disposition du récépissé, notre interlocuteur d’admettre que l’association n’en n'a pas. Mais dispose, toutefois d’une reconnaissance juridique délivrée par le procureur de la République.
« Le récépissé est délivré par le ministère de l’Intérieur. Nous n'en avons pas encore. Mais nous avons notre reconnaissance juridique délivrée par le procureur de la République. Ce qui a été déposé depuis lors au ministère de l’Intérieur. Qu’est ce qui l’a bloqué on ne sait pas. Mais nous sommes affiliés à la Centrale le CNTS. Et un syndicat qui n’est pas reconnu ne peut pas affilier à une centrale », s’est –il-exclamé.
"Si les mutations ne sont pas annulées, c'est la campagne morte cette année"
Concernant les mutations que le syndicat qualifie d'« arbitraires », Djibril Diagne de prévenir le ministre que si rien est fait, ils iront à une campagne morte cette année. « Il y a des personnes de bonne volonté qui sont au niveau du ministère. Ils sont en train de faire des médiations. Mais si ces actes de mutation ne sont pas annulés, nous irons jusqu’à la campagne morte. L’annulation pure et simple de ces actes administratifs qui ne sont pas légales, ni opportuns », tels sont les conditions exigées par le Syndicat pour arrêter la grève.
Mais s’empresse-t-il de dire que « cela n’enlève en rien les revendications qu’ils portent. Parce que le problème, ce ne sont pas les mutations. Nous, nous réclamons des indemnités, que lui-même (ministre) a reconnu. Mais je le rectifie, les agents du ministère de l’Agriculture n’ont aucune indemnité de logement et il a parlé de l’augmentation de ces indemnités, alors qu’ils n’existent même pas »
Selon le syndicaliste, Moussa Baldé confond les statuts de SAED (Société d'aménagement et d'exploitation des terres du delta) ou d'ISRA (Institut sénégalais de recherches agricoles) avec ceux des fonctionnaires. Il précise par cette même occasion qu’ils « n'ont pas le même statut et ils n’ont pas les mêmes règlementations. La SAED et ISRA ont des Comités d’administration, ils ont un budget autonome. Ces agents bénéficient d’indemnités, alors que ce n’est pas le cas avec les fonctionnaires du ministère de l’Agriculture .»
Pour rappel, Djibril Diagne et quatre autres de ses camarades qui s'activent dans le Syndicat national des travailleurs et techniciens de l'agriculture au Sénégal (SYNTTAS), ont récemment reçu des lettres d'affectation pour Tamba, Kédougou et Matam. Ils soupçonnent le ministre Moussa Baldé et son Secrétaire général de vouloir étouffer leur lutte pour l'amélioration des condition de travail des techniciens et travailleurs de l'Agriculture.