Mutilations génitales féminines : « L’excision n’est pas une protection », le collectif « Elles du Sahel »s'insurge contre la résurgence des MGF au Mali



Le collectif « Les Elles » du Sahel a dénoncé, dans une prise de position publique, la diffusion au Mali d'une campagne de communication promouvant l'excision sous couvert de protection des femmes. L'organisation rappelle que les Mutilations génitales féminines (MGF) sont pratiquées sur des victimes de plus en plus jeunes, sans anesthésie ni assistance médicale, et précise qu'aucune prescription divine ou texte saint ne justifie cette coutume.
 
Le groupe militant établit un lien direct entre la dégradation de la situation sécuritaire au Sahel et la hausse des violences basées sur le genre. Selon des données de l'UNICEF, plus de 14 000 écoles sont actuellement fermées dans la région, privant de scolarité plus d'un million de filles. Cette déscolarisation massive accroît directement les risques de mariages précoces, de mutilations et de complications de santé reproductive graves telles que les fistules obstétricales.
 
Face à cette détérioration des indicateurs de l'égalité de genre, des mouvements féministes, des professionnels de santé ainsi que des figures coutumières et religieuses se sont mobilisés au Mali, au Sénégal, en Côte d'Ivoire, au Burkina Faso et au Bénin. Le collectif « Les Elles du Sahel » réclame un soutien financier et institutionnel accru pour les organisations féminines de première ligne engagées dans la lutte contre les mutilations génitales féminines.


Lundi 7 Septembre 2026 20:48


Dans la même rubrique :