L'enjeu du rapprochement entre la Chine et la Namibie est de développer localement la transformation de minerais critiques – au premier rang desquels l'uranium, mais aussi le lithium, le cobalt, le graphite, le cuivre et les terres rares – indispensables aux batteries, aux technologies numériques et à la transition énergétique.
Pour la Chine, la logique est multiple. Il s'agit d'abord de sécuriser l'approvisionnement de son parc nucléaire, en pleine expansion. La Namibie, troisième producteur mondial d'uranium, abrite en effet déjà plusieurs mines opérées ou financées par des groupes chinois, qui couvrent une part importante des besoins du pays. Mais Pékin cherche aussi à consolider son contrôle sur les chaînes de valeur industrielles, en maîtrisant davantage d'étapes allant de l'extraction à la transformation, voire à la fabrication de composants.
Côté namibien, l'ambition est de corriger une relation jugée déséquilibrée, à savoir exporter moins de brut, produire davantage localement, créer de l'emploi et monter en gamme, jusqu'à envisager la production de combustibles nucléaires. Pékin promet investissements, transferts de technologie et accès facilité à son marché.
Un partenariat présenté comme « gagnant-gagnant », mais qui reflète surtout une recomposition stratégique mondiale autour des ressources critiques.
Pour la Chine, la logique est multiple. Il s'agit d'abord de sécuriser l'approvisionnement de son parc nucléaire, en pleine expansion. La Namibie, troisième producteur mondial d'uranium, abrite en effet déjà plusieurs mines opérées ou financées par des groupes chinois, qui couvrent une part importante des besoins du pays. Mais Pékin cherche aussi à consolider son contrôle sur les chaînes de valeur industrielles, en maîtrisant davantage d'étapes allant de l'extraction à la transformation, voire à la fabrication de composants.
Côté namibien, l'ambition est de corriger une relation jugée déséquilibrée, à savoir exporter moins de brut, produire davantage localement, créer de l'emploi et monter en gamme, jusqu'à envisager la production de combustibles nucléaires. Pékin promet investissements, transferts de technologie et accès facilité à son marché.
Un partenariat présenté comme « gagnant-gagnant », mais qui reflète surtout une recomposition stratégique mondiale autour des ressources critiques.