Le village de Ndjolofène, situé dans la commune de Bogal (département de Bounkiling), fait face à des difficultés liées à l’absence d’électricité, à l’état dégradé des routes et au manque d’équipements sanitaires. Les populations interpellent les autorités et réclament des mesures urgentes pour améliorer leurs conditions de vie.
Parmi les urgences signalées, la panne prolongée de l’ambulance constitue une préoccupation majeure. Cet unique moyen d’évacuation sanitaire, desservant plus d’une dizaine de villages, est hors service depuis plusieurs mois, exposant les habitants à des risques importants. « Il y a des pertes humaines causées par la lenteur des évacuations. L’ambulance est en panne depuis des mois. Nous sommes très fatigués et demandons à l’État de nous venir en aide », alerte Daouda Cissé, porte-parole des populations sur Rfm.
L’absence d’électricité, depuis la création du village il y a plus de 60 ans, accentue également l’insécurité. Les habitants affirment vivre dans une obscurité totale, propice au banditisme et aux vols de bétail. « La nuit, personne n’ose sortir. C’est dangereux, et les animaux sont souvent volés », déplore le porte-parole.
À ces difficultés s’ajoute l’état des routes, particulièrement impraticables en saison des pluies. Les déplacements deviennent alors quasi impossibles, isolant davantage le village. Par ailleurs, des problèmes administratifs persistent, notamment l’absence d’extraits de naissance pour de nombreux enfants, ce qui complique l’établissement de documents officiels.
Considéré comme l’un des villages les plus peuplés de la commune de Bogal, Ndjolofène cumule ainsi les manques en infrastructures essentielles. Face à cette situation, les populations lancent un appel pressant aux autorités pour une intervention rapide et durable.