Tout commence le 23 mars 1991, à l’est du pays : le RUF, Front révolutionnaire uni, lance une offensive en affirmant vouloir « libérer » la Sierra Leone d’un système miné par la corruption, l’injustice, et l’abandon de larges pans de la population. Mais très vite, la rébellion sème la terreur : villages incendiés, civils pris pour cibles, enrôlement d’enfants, violences sexuelles, mutilations.
À ces griefs s’ajoute bientôt la convoitise. Dans la région de Kono, les diamants deviennent le nerf de la guerre : le contrôle des sites miniers finance les combats, et attise la lutte entre factions. La guerre s’enlise, sur fond d’instabilité politique et de coups d’État.
Dans les esprits, une date reste un traumatisme national : le 6 janvier 1999, quand la violence atteint Freetown, cœur politique et économique du pays.
Après plusieurs accords de paix avortés, l’arrivée de forces de l’ONU, et le désarmement progressif des combattants, la guerre s’achève officiellement en 2002. Puis viennent la Commission vérité et réconciliation et le Tribunal spécial — mais pour beaucoup de victimes, la justice reste incomplète.
Et c’est tout l’enjeu de cette Journée nationale du souvenir : comprendre ce qui a mené au chaos, pour éviter d’y replonger.
À ces griefs s’ajoute bientôt la convoitise. Dans la région de Kono, les diamants deviennent le nerf de la guerre : le contrôle des sites miniers finance les combats, et attise la lutte entre factions. La guerre s’enlise, sur fond d’instabilité politique et de coups d’État.
Dans les esprits, une date reste un traumatisme national : le 6 janvier 1999, quand la violence atteint Freetown, cœur politique et économique du pays.
Après plusieurs accords de paix avortés, l’arrivée de forces de l’ONU, et le désarmement progressif des combattants, la guerre s’achève officiellement en 2002. Puis viennent la Commission vérité et réconciliation et le Tribunal spécial — mais pour beaucoup de victimes, la justice reste incomplète.
Et c’est tout l’enjeu de cette Journée nationale du souvenir : comprendre ce qui a mené au chaos, pour éviter d’y replonger.