Le Niger a introduit pour la première fois la criminalisation de l’homosexualité dans son nouveau Code pénal, prévoyant des peines de prison fermes et de fortes sanctions financières. Bien que la promulgation de ce texte soit effective depuis février 2026 sous l'impulsion du régime militaire du général Abdourahamane Tiani, la mesure est devenue publique ces derniers jours à la suite de discussions sur les réseaux sociaux évoquant des vagues d'arrestations.
La nouvelle réglementation fixe différents degrés de sanctions selon les infractions constatées. Les personnes commettant ou tentant de commettre un acte impudique, contre-nature, ou entretenant des relations sexuelles avec une personne de même sexe risquent une peine de 5 à 10 ans d'emprisonnement ainsi qu'une amende pouvant atteindre 100 millions de francs CFA (soit environ 150 000 euros).
Les peines s'alourdissent et passent à une période de 10 à 20 ans de prison pour toute personne qui contracte un mariage avec un individu de même sexe. Cette même peine de 10 à 20 ans s'applique également à toute personne qui gère, dirige, finance ou participe aux activités de clubs, de sociétés ou d'associations LGBTQIA+.
Ce changement législatif s'inscrit dans une tendance régionale de durcissement des lois à l'encontre des personnes LGBTQIA+ en Afrique de l'Ouest, à l'instar des mesures récemment prises au Burkina Faso, au Sénégal et au Ghana. Cette réforme intervient également dans le cadre de la politique souverainiste menée par les autorités nigériennes depuis le coup d'État de juillet 2023.