Niger: entendre les politiques dans l’affaire des bébés achetés

L’affaire des bébés achetés au Nigeria et vendus au Niger continue à faire la Une à Niamey. Samedi 9 août, au matin, une partie des organisations de la société civile a annoncé son soutien aux magistrats du pays, et par la même occasion, elles ont appelé le pouvoir à créer les conditions pour que soient entendues plusieurs personnalités soupçonnées et théoriquement protégées par une immunité.



Le président de l’Assemblée nationale du Niger Hama Amadou, ici, en 2007, lors de l'ancien sommet annuel des Etats du Sahel et du Sahara, est soupçonné d'avoir acheté un bébé au Nigeria. AFP PHOTO/MAHMUD TURKIA

Les noms cités dans cette déclaration sont ceux du président de l’Assemblée nationale du Niger Hama Amadou  et du ministre d’Etat de l’Agriculture Abdou Labo, dont les épouses croupissent en prison.

Chacun doit payer ses « forfaitures »

Un des organisateurs de cette mobilisation de la société civile pour la justice, Abdou Lokoko s'insurge : « Certains protagonistes sont en prison alors que d’autres sont là en train de se pavaner et ils ne sont pas inquiétés. Les Nigériens étant sous la même loi, il faut que chacun puisse payer de ses forfaitures. Si le gouvernement n’est pas près de lever l’immunité du ministre qui est dans le gouvernement et d’un député qui est à l’Assemblée, et bien qu’on libère ceux qui sont réellement en prison parce que la justice doit être équitable ».

Aucune demande

On le sait déjà, le ministre de l’Agriculture Abdou Labo a récemment, dans un point de presse, annoncé qu’il ne démissionnerait pas de son poste. A l’Assemblée nationale, aucune demande n’a été arrêtée dans ce sens pour la levée de l’immunité du président de l’institution, Hama Amadou.

Source : Rfi.fr



Dimanche 10 Aout 2014 08:41


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