Niger: la junte accuse la France, le Bénin et la Côte d'Ivoire après l'attaque de l'aéroport de Niamey

Jeudi 29 janvier, au lendemain de l'attaque de l'aéroport de Niamey par des hommes armés, la vie a repris son cours dans la capitale. Le président Abdourahamane Tiani s'est rendu à l'escadrille, la partie de l'aéroport où se trouve la flotte aérienne de l'armée. Il a salué la bravoure des soldats nigériens mais aussi russes qui ont repoussé les assaillants, et tancé les présidents français, béninois et ivoirien ; Tiani a déclaré qu'ils ont été soutenu les mercenaires responsables de l'attaque.



On en sait un peu plus sur cette attaque d'envergure sur la base 101 de Niamey, survenue tard dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 janvier. Selon un bilan du ministère de la Défense nationale, 20 assaillants, qualifiés de « mercenaires », ont été neutralisés et 11 ont été arrêtes. Le reportage de la télévision d'État RTN assure qu'un Français figure parmi les assaillants tués, sans fournir d'éléments. Dans les rangs de l'armée du Niger  , quatre soldats ont été grièvement blessés.
En se rendant ce jeudi sur la base 101 de l'escadrille nationale, le chef de la junte, le général Abdourahamane Tiani  , a tenu à saluer les soldats et leurs partenaires russes qui, grâce à leur « prompte réaction », ont pu, selon lui, « mettre en déroute l'ennemi dans les 20 minutes » qui ont suivi les premiers coups de feu.
Macron, Talon et Ouattara « sponsors des mercenaires »
Adoptant un ton très virulent, le président Tiani s'en est ensuite pris à ceux qu'il a appelés les « sponsors de ces mercenaires » : le président français Emmanuel Macron, le président béninois Patrice Talon et le président ivoirien Alassane Ouattara. « Nous les avons suffisamment écoutés aboyer. Qu'ils s'apprêtent, eux aussi à leur tour, à nous écouter rugir », a-t-il prévenu. Des menaces qu'Abdourahamane Tiani n'a pas précisées.
 
Jeudi, durant toute la journée, deux grands meetings se sont tenus sur la place de l'Assemblée nationale et sur le grand carrefour de l'escadrille nationale.
Toujours selon le bilan du ministère de la Défense nationale, d'importants dégâts matériels sur des aéronefs ont été occasionnés lors de l'attaque, notamment contre deux avions de la compagnie Asky et un de la compagnie aérienne Air Côte d'Ivoire. Aucune précision n'a été donnée sur les dégâts dans la partie militaire de l'aéroport. L'agence nationale de l'aviation civile indique de son côté que les activités de l'aéroport « se poursuivent normalement ».
 
 

 
 


RFI

Vendredi 30 Janvier 2026 09:55


Dans la même rubrique :